/sports/soccer/impact
Navigation

Evan Bush: «Il aurait fallu continuer d’attaquer»

Evan Bush reconnaît que ses coéquipiers sont peut-être devenus un peu trop sûrs d’eux après la blessure de Sebastian ­Giovinco.
Photo Agence QMI, Dominic Chan Evan Bush reconnaît que ses coéquipiers sont peut-être devenus un peu trop sûrs d’eux après la blessure de Sebastian ­Giovinco.

Coup d'oeil sur cet article

TORONTO | Un match d’anthologie. Voilà comment on pourrait résumer le duel que se sont livré l’Impact et le Toronto FC mercredi soir au BMO Field.

Cette finale d’association marque à jamais l’histoire de la MLS. Il sera difficile de trouver mieux en matière de rivalité.

Le commissaire Don Garber se frottait les mains de satisfaction après avoir assisté à cette prestation électrisante qui a attiré 96 000 spectateurs dans les deux grandes villes canadiennes.

Douze buts ont été marqués en deux matchs (un record) et le tout s’est décidé en prolongation. Que pouvait-on demander de plus pour attirer les regards vers le soccer de la MLS?

Des regrets

Si un climat d’euphorie régnait parmi les joueurs et les partisans du Toronto FC, la consternation se lisait sur le visage des joueurs de ­l’Impact qu’on a pu rencontrer dans le vestiaire.

Les hommes de Mauro Biello étaient bien conscients qu’ils venaient de laisser filer une occasion en or de participer à la grande finale pour la Coupe MLS.

Même s’ils ont donné tout ce qu’ils avaient dans le ­ventre, ils ont aujourd’hui le cœur brisé et des regrets.

Lorsque le Toronto FC a perdu les services de son meilleur marqueur en prolongation, à la suite de la blessure subie par Sebastian ­Giovinco, on croyait bien que le vent venait de tourner en faveur de l’Impact.

Mais non. Le remplaçant de Giovinco, le Français Benoît Cheyrou, est venu marquer un but inattendu, lui qui n’en avait réussi qu’un seul en deux ans.

Un troisième but qui n’est pas venu

Evan Bush a reconnu que les joueurs sont peut-être devenus un peu trop sûrs d’eux en voyant Giovinco tomber au combat.

Le gardien croit aussi que l’Impact aurait dû continuer d’attaquer après qu’Ignacio Piatti eut porté le pointage à 2-2. «Il aurait fallu marquer un troisième but», a-t-il dit.

Marco Donadel, de son côté, a souligné que l’Impact a commis les mêmes erreurs que lors de la première rencontre.

«On n’a pas été en mesure de bien gérer notre match à 2 à 2, a-t-il analysé. Il n’y avait pas de raisons d’accorder autant de coups de pied de coin à nos rivaux.»

L’Impact aurait probablement gagné la finale de l’Est s’il avait pu limiter ses rivaux à un seul but lors du premier match à Montréal.

De gros salariés qui rapportent

Les propriétaires du ­Toronto FC ont dépensé beaucoup d’argent pour miser sur des joueurs étoiles comme Giovinco, Michael Bradley et Jozy Altidore, et la stratégie a rapporté puisque l’équipe a atteint la grande finale.

À lui seul, Giovinco touche un salaire plus élevé (7 M$) que la masse salariale de l’Impact!

Le commissaire Garber s’est fait demander s’il allait regretter le départ de grands noms comme Didier Drogba, Steven Gerrard et Frank Lampard.

«Il est préférable de miser sur des joueurs qui sont dans les meilleures années de leur carrière, comme Giovinco, Piatti, Bradley et Altidore, plutôt que sur des légendes qui en sont en fin de carrière, a-t-il répondu franchement. La ligue a déjà eu besoin de ces grands noms pour vendre des billets, mais ce n’est plus aussi nécessaire aujourd’hui.»