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L’ex-maire DeGuire coupable de contacts sexuels sur une mineure

Gilles DeGuire
Photo d'archives Gilles Deguire

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L’ex-maire de Montréal-Nord et ancien policier Gilles DeGuire a finalement reconnu avoir fait des attouchements sur une mineure, pendant presque deux ans.

Droit debout devant la juge Myriam Lachance, DeGuire a plaidé coupable à une accusation réduite de contacts sexuels sur une adolescente, qui avait entre 13 et 15 ans à l’époque des faits.

Une ordonnance de non-publication interdit à quiconque de révéler l’identité de la jeune fille.

L’accusation, d’abord portée par voie criminelle, a été réduite par voie sommaire, ce qui est objectivement moins grave.

Il est toutefois acquis que DeGuire ira en prison, puisque la peine minimum est de trois mois d’incarcération.

«C’était dans l’intérêt de la victime et de la société, il ne faut pas oublier que la victime n’aura ainsi pas à témoigner [sur les faits de la cause]», a expliqué Me Louise Blais de la poursuite, hier.

La décision d’accepter de réduire l’accusation par voie sommaire, ainsi que celle de laisser tomber le chef d’agression sexuelle, a été prise de concert avec la victime et ses proches ainsi que la défense, a-t-elle ajouté.

Au chalet

Selon le résumé des faits présentés par la Couronne, DeGuire aurait commencé les contacts en décembre 2013, dans un chalet. L’ex-maire de 66 ans avait alors saisi la victime et l’avait embrassée sur la bouche. Puis, chaque fois qu’il revoyait l’adolescente, il recommençait.

L’adolescente n’a toutefois rien dit jusqu’en octobre 2015, quand elle s’est retrouvée seule dans une voiture avec DeGuire. Comme elle ne voulait pas s’asseoir à côté de lui, elle a feint une douleur pour s’allonger sur la banquette arrière du véhicule.

Mais DeGuire a plutôt reculé le siège avant, pour avoir la victime à ses côtés. Il lui a alors caressé la cuisse, avant de faire des mouvements de haut en bas sur les parties intimes de l’adolescente.

«Arrête, s’il te plaît», a dit la fille à DeGuire.

Ce dernier s’est alors rangé à côté d’un boisé, s’est excusé, puis a embrassé la victime sur la bouche. Elle est alors descendue de la voiture.

Les représentations sur la peine à imposer à DeGuire auront lieu en mars 2017, au palais de justice de Montréal.

En attendant, il restera en liberté provisoire.

Avant d’être maire de Montréal-Nord, DeGuire a eu une longue carrière au sein de la police de Montréal où il a entre autres été responsable des enquêtes aux agressions sexuelles, selon ce que rapportaient plusieurs médias en 2009.