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Un autre coup dur pour l’est de Montréal

La fermeture de la biscuiterie Mondelez ajoute près de 500 emplois à l’hécatombe

Oréo
Photo d'archives, Emmanuel Delacour Plus d’un million de biscuits sont fabriqués par quart de travail à l’usine Mondelez de Montréal, qui fermera ses portes en décembre 2017.

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L’annonce de la fermeture de l’usine Mondelez est un autre coup dur pour l’est de Montréal, où près de 1200 emplois auront disparu en trois ans, dénoncent des élus.

«C’est assez! tonne la députée provinciale d’Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier. Le comté a déjà perdu trop d’emplois.»

Le groupe Mondelez, qui fabrique entre autres les biscuits Oreo et Ritz, a annoncé mercredi la fin graduelle de ses activités à l’usine des biscuits Christie de la rue Viau, en activité depuis 1956.

Oréo
Photo d'archives

Au total, 454 personnes perdront leur travail d’ici décembre 2017, ce qui s’ajoutera aux quelque 700 pertes d’emplois causées par la fermeture de l’usine d’électroménagers Mabe en 2014. Selon nos informations, d’anciens employés de Mabe engagés récemment chez Mondelez se retrouveront d’ailleurs sans travail pour une seconde fois.

Mme Poirier déplore de son côté un important déclin de l’industrie manufacturière dans l’est de la ville ces dernières années.

«Ce qui m’inquiète le plus, c’est que le gouvernement n’est pas capable de prévenir ce genre de fermetures et d’accompagner les entreprises dans la modernisation de leurs infrastructures, ce qui leur coûte cher», dit celle qui espère une volte-face de l’entreprise.

<b>Carole Poirier</b><br>
<i>Députée</i>
Photo Agence QMI, Simon Clark
Carole Poirier
Députée

Bons emplois

Selon la péquiste, de nombreux commerces de quartier perdront un important achalandage avec cette fermeture. Elle dénonce aussi une importante perte d’emplois de qualité.

Le taux horaire des travailleurs de Mondelez oscille entre 22 et 26 $. Ils ont aussi droit à un régime d’assurances et à un plan de retraite enviable, a confirmé au Journal un employé de longue date.

Du côté de l’entreprise, on explique que cette fermeture est nécessaire. La chaîne de production de Montréal serait l’une des plus coûteuses en Amérique du Nord, en raison «d’un ensemble de facteurs», a précisé au Journal la porte-parole, Stéphanie Cass.

Une partie des installations sera transférée à l’usine d’East York à Toronto et le reste, aux États-Unis, à Portland.

La députée fédérale de Hochelaga, Marjolaine Boutin-Sweet, espère pour sa part que l’entreprise reculera.

«Nous allons rencontrer l’employeur et les syndicats pour voir s’il y a des options, ou si c’est une décision irrévocable», dit la néo-démocrate.

Elle craint aussi des impacts directs sur les familles dans le besoin de l’est de Montréal.

«On va perdre un important partenaire communautaire dans une portion de l’île qui en fortement besoin», dit-elle.