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Une famille fière du paternel

luc lachapelle
Photo d'archives

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Luc Lachapelle aurait préféré mériter cet honneur de son vivant. Ce sont plutôt ses proches qui recevront avec fierté l’hommage posthume que la LHJMQ lui rendra en avril lors de son intronisation au Temple de la renommée du hockey junior québécois.

Le grand jour est annoncé et la famille trépigne déjà d’impatience. Le coloré officiel sera immortalisé le 5 avril au Gala des rondelles d’or. Peu de temps avant son décès, il s’était dit agacé de ne pas avoir pu savourer pleinement cet honneur, dans un entretien avec Le Journal de Montréal. Il aura véritablement enfin l’âme en paix.

«Je suis très heureuse pour Luc même s’il voulait vivre ce moment de son vivant. C’est un bel honneur pour tout ce qu’il a fait pour cette ligue», a lâché sa femme Lucie, en entrevue avec Le ­Journal, jeudi, près d’un an et demi après la mort de son mari. L’officiel qui a œuvré durant 22 saisons dans un uniforme rayé a succombé à un ­cancer du foie le 26 mars 2015 à l’âge de 61 ans.

«Luc aurait aimé être là parce qu’il a travaillé tellement fort durant toute sa carrière pour mériter ça. Il aimait tellement prendre son équipement pour aller travailler. C’était une passion, il ne partait jamais de la maison à reculons. Ce n’était pas une corvée. Il était show off et il faisait bien son travail. C’était sa marque de commerce.»

La famille attendait l’appel de la ligue depuis longtemps. Quand Mme Lachapelle a décroché le téléphone et qu’elle a entendu le commissaire Gilles Courteau, elle savait fort bien que le ­moment tant attendu était venu.

«C’est un grand moment pour notre famille. Luc a attendu cet hommage, mais on le recevra pour lui, a témoigné celle qui a partagé 38 ans de sa vie avec son mari. Je vais le représenter fièrement, comme toute sa famille.»

Grande fierté

«Je suis tellement fière qu’il ait été choisi. Il a toutes les reconnaissances qu’il mérite, a ajouté sa fille, Valérie, aux côtés de son conjoint Patrick Forget. Tout ce qu’il a touché s’est transformé en réussite. Il est allé au bout de tout durant sa vie.

«Je trouve ça un peu triste qu’il ne soit pas là pour vivre ce moment, mais on y sera pour lui, a-t-elle poursuivi. Ce sera un privilège même si ça ramènera une peine. On pourra enfin tourner la page.»

Valérie pourra aussi saisir l’opportunité de rendre hommage à son père. Elle ne sait pas encore ce qu’elle racontera, mais elle dépeindra son père comme un homme au grand cœur, respecté de tous.

«Il avait beau être détesté sur la patinoire, tout le monde l’aimait pareil. Il donnait un bon spectacle et il aimait ça. Mon papa était un beau spécimen.»

Luc Lachapelle était reconnu pour sa flamboyance sur la patinoire et ne se gênait surtout pas pour animer le show à sa manière. Si ce n’était pas par une petite danse, c’était par des gestes ou mimiques qui le caractérisaient. Il ne laissait personne indifférent.

Il faisait néanmoins régner la loi sur la glace. Les dirigeants de la ligue savaient qu’il était capable de garder le contrôle du jeu même dans les ­moments les plus intenses.

Hommage à grand-papa

Son expérience d’éducateur physique au sein du service correctionnel canadien lui a bien servi afin de porter l’uniforme rayé à l’écusson de la LHJMQ avec ­prestance.

S’il a marqué l’imaginaire des amateurs de hockey québécois, ses petits-enfants le voient encore comme un modèle.

Claude, sa petite-fille âgée de neuf ans et demi, a fait une présentation orale en classe au sujet de la personne qu’elle admirait le plus. Elle avait choisi son grand-papa sans même en dire un mot à ses parents. «J’en avais les larmes aux yeux, a raconté sa mère Valérie. Il n’est plus là. Elle a fait les recherches sur internet et trouvé les photos. Il a vraiment marqué tout le monde. Le temps passe si vite.»

Records

Au fil de sa carrière qui a pris fin en 1999, celui qui était surnommé «Gros Bill» a arpenté les patinoires du circuit Courteau et officié, seul, 746 matchs en saison régulière en plus des 150 autres de séries éliminatoires. Il a aussi patiné une quarantaine de rencontres sans bandeaux orangés à titre de juge de lignes.

Il figure au troisième rang pour le plus grand nombre de matchs arbitrés en carrière, autant en saison qu’en séries.


♦ Luc Lachapelle sera le troisième membre intronisé au Temple de la renommée de la LHJMQ à titre posthume après Jean Rougeau et Ron Lapointe.

 

Sa carrière en chiffres (1974 à 1999)

  • 22 saisons dans la LHJMQ
  • Arbitre (1980 à 1999) : 746 matchs en saison régulière et 150 matchs en séries éliminatoires
  • Juge de lignes (1974 à 1976) : 37 matchs en saison régulière et 3 en séries éliminatoires
  • 3 présences à la Coupe Mémorial (1988, 1994, 1997)
  • 9 matchs arbitrés dans la LNH à l’automne 1993

 

Le face-à-face

luc lachapelle
Photo d'archives

Félix Lauzon

18 ans, Centre gaucher

Buts: 12
Aides: 14
Différentiel: -5
Buts gagnants: 2
Efficacité aux cercles des mises en jeu: 61,3 %

 

luc lachapelle
Photo d'archives

Alexandre alain

19 ans, Centre droitier

Buts: 13
Aides: 12
Différentiel: +6
Buts gagnants: 4
Efficacité aux cercles des mises en jeu: 61,3 %

 


115%: Les unités spéciales des Sea Dogs roulent à plein régime avec près de 115 % d’efficacité. Avant le match de jeudi, elles trônaient au sommet dans chaque colonne.


26: Maxime Fortier, des Mooseheads, a été le meilleur en novembre avec 7 buts et 19 aides.


14: Nombre de matchs décidés par l’écart d’un but chez l’Armada et les Remparts.

 

Dans le calepin...

L’entraîneur-chef de la formation russe au Championnat du monde junior, Valeri Bragin, a dévoilé ses invitations au camp d’entraînement. Sans surprise, l’espoir du Canadien évoluant chez les Spitfires de Windsor, Mikhaïl Sergachev, est convié. Dans la LHJMQ, l’attaquant des Olympiques, Yakov Trenin, a reçu l’invitation. Celui appartenant aux Saguenéens de Chicoutimi, German Rubtsov, y sera aussi.

Après Buffalo en 2018, le Championnat du monde junior se déroulera à Vancouver et Victoria en 2019.

L’entraîneur-chef du Phoenix Stéphane Julien espère que son gardien numéro un, Evan Fitzpatrick, sera remis de sa commotion d’ici lundi. S’il ne l’est pas, il devra se passer de ses services jusqu’à la fin du mois.

Le défenseur de l’Armada ­Jérémy Roy passera sous le bistouri en début de semaine prochaine en raison des suites d’une blessure au genou. Sa saison est terminée. Il aura joué 10 matchs dans l’uniforme de l’Armada.

Pascal Laberge est encore absent chez les Tigres. Selon son entraîneur, Louis ­Robitaille, il n’a pas fait un pas vers l’arrière après son ­retour au jeu alors qu’il avait guéri une commotion cérébrale. Il aurait plutôt fait «un pas de côté». L’espoir des Flyers avait passé une ­semaine à Philadelphie avec les médecins et neurologues de l’équipe avant de recevoir le feu vert la semaine ­dernière.