/news/currentevents
Navigation

La Sûreté du Québec pourrait prendre la relève à Laval

Des policiers menaceraient de ne plus toujours répondre au téléphone

GEN-POLICE DE LAVAL
Photo d’archives Des agents ont ajouté des panaches de renne à leurs casquettes rouges et leurs pantalons de camouflage pour protester.

Coup d'oeil sur cet article

Stéphane Alarie et Marie-Ève Dumont

 

Devant l’intensification appréhendée des moyens de pression des policiers de la Ville de Laval, la Sûreté du Québec se prépare à prendre la relève des services spécialisés sur le territoire de l’île Jésus, a appris Le Journal.

Selon nos informations, les spécialistes de la police de Laval menaceraient de ne plus répondre à leur téléphone en dehors de leur quart de travail régulier.

Parmi ceux-ci, on compte les enquêteurs des crimes majeurs, les techniciens en scène de crime, les maîtres-chiens et les reconstitutionnistes en scène d’accident.

Si ce moyen de pression était mis en place et qu’un drame survenait en pleine nuit, par exemple, il n’y aurait pas les ressources disponibles pour lancer l’enquête.

En prévention

Rappelons que les policiers syndiqués de Laval dénoncent la réforme de leurs régimes de retraite et la rupture des négociations de la nouvelle convention collective. Les relations seraient tendues avec les hauts gradés du service de police.

La loi prévoit que la SQ doit prendre le relais lorsqu’un corps policier est dans l’incapacité d’assurer les services. C’est pourquoi des discussions ont eu lieu afin d’établir les mécanismes qui permettront à la SQ d’intervenir.

«La direction du service de police a agi en prévention. Si jamais les moyens de pression font en sorte qu’il y aurait une interruption de service ou un manque de disponibilité des ressources, il faut pouvoir donner le service aux citoyens», a indiqué Valérie Sauvé, porte-parole de la Ville de Laval.

Le capitaine à la Sûreté du Québec Guy Lapointe a confirmé que «dans la mesure où le Service de police de la Ville de Laval ne pourrait pas répondre à ses obligations, la Sûreté du Québec pourrait être demandée en assistance. Ces demandes seront traitées à la pièce selon l’urgence et la sécurité des citoyens.»

Le cabinet du ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, n’a pas voulu commenter le dossier, de même que le maire de Laval, Marc Demers.

La Fraternité des policiers de Laval n’a pas rappelé Le Journal.

– Avec la collaboration de Christian Plouffe