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Les prophètes de malheur

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Pendant la campagne électorale américaine, on pouvait lire sous toutes les plumes qu’une victoire de Trump causerait un cataclysme économique sans précédent. Les marchés avaient d’ailleurs plongé la veille du scrutin, et les plus «érudits» annonçaient le début d’une interminable récession.

Trump a été élu, mais la catastrophe se fait attendre.

Optimisme

À en juger par les récentes nouvelles économiques, les Américains semblent accueillir avec enthousiasme leur nouveau président. Entre autres:

  • l’indice Dow Jones atteint un sommet historique;
  • le dollar américain s’est fortement apprécié­­ par rapport aux principales autres monnaies;
  • l’indice manufacturier PMI est à son plus haut niveau depuis 13 mois;
  • l’optimisme atteint son plus haut niveau­­ depuis 21 mois pour les inves­tisseurs, et depuis 18 mois pour les consommateurs;
  • selon la University of Michigan, certains­­ Américains ont plus d’espoir aujourd’hui qu’à n’importe quel autre moment depuis 10 ans.

Ce redressement signifie-t-il que les Américains sont heureux de voir Trump entrer à la Maison-Blanche, ou qu’ils sont simplement soulagés que la campagne électorale appartienne maintenant au passé? Nul ne le sait! Chose certaine, les prophètes de malheur se sont royalement trompés. Or, si leurs prévisions à court terme étaient à ce point erronées, quelle crédibilité faut-il accorder à l’impitoyable procès d’intention qu’ils font au président élu?

Aucune garantie

Cela dit, l’exubérance des marchés ne garantit ni que Trump fera un bon président ni que l’économie se redressera de manière durable. Tout dépend des décisions qu’il prendra.

Rappelons que l’élection d’Obama avait provoqué une euphorie planétaire. On lui avait même accordé le prix Nobel de la Paix avant même qu’il pose le moindre geste concret en ce sens! Avec le recul, il est clair que l’Obamanie était largement injustifiée.

Morale de l’histoire? On ne juge un président ni sur ses intentions ni sur ses beaux discours. On le juge sur ses actes!