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Une décennie aux pinceaux

Élyse Aussant
Photo d'archives Élyse Aussant

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La peinture a toujours fait partie de la vie de la comédienne Élyse Aussant, qui s’adonne à cet art de façon professionnelle depuis 10 ans maintenant. «Comme actrice, je n’ai jamais souligné ce type d’anniversaire, a dit celle qui pratique pourtant ce métier depuis près de 25 ans. Comme peintre, par contre, j’en avais envie. Comme la peinture est un art très solitaire, j’ai décidé de me faire ce cadeau-là.»

C’est donc au Bain Mathieu, les 19 et 20 décembre prochains, qu’Élyse ­Aussant, qui a été révélée au grand ­public grâce au rôle d’Émilie dans la ­populaire télésérie Watatatow, au début des années 90, présentera ses toiles dans le cadre de cette exposition 10e anniversaire.

«Je ne pensais jamais faire carrière dans ce domaine, a-t-elle raconté, en ­entrevue. En 2004-2005, j’ai commencé à peindre beaucoup. Mes amis venaient manger chez moi et repartaient avec mes tableaux, que je leur donnais. Après un certain temps, par contre, ils ont commencé à vouloir me les acheter. C’est comme ça que ç’a commencé.»

Celle qui a la chance de présenter ses nouvelles créations tous les ans, à Montréal, garde de bons souvenirs de son premier vernissage, qui a eu lieu en 2006.

«J’avais vendu 30 tableaux sur 33, ­environ. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que ça pouvait marcher.»

Liberté

Élyse Aussant, qui dit avoir un «côté gang», mais aussi un «côté solitaire», peint d’abord et avant tout pour elle, parce qu’elle en retire un immense bien-être.

«Pour moi, la peinture est synonyme de liberté. Quand je joue, je prends une partition qui appartient à quelqu’un d’autre. Je dois me mouler à un ­personnage, a dit celle que l’on verra dans la série Sur-Vie, qui sera présentée à ­Séries+ en 2017. Comme peintre, je suis complètement libre. Je fais ce que je veux quand je veux.»

L’artiste, qui essaie de se consacrer à la peinture tous les jours, a été exposée dans plusieurs grandes villes du monde (Barcelone, Paris, New York...), au fil des ans. Au moment de notre entretien, elle rentrait à peine de Miami, où ses toiles avaient été présentées dans le cadre de la 6e édition de la foire d’art contemporain Spectrum.

«Ça devient une discipline. Comme il y a une demande pour mes tableaux (NDLR Élyse est exposée à la galerie Michel-Ange, dans le Vieux-Montréal), je dois produire tout en étant fidèle à ce que j’ai envie de dire, a souligné celle qui se considère comme privilégiée. Je ne suis pas capable de produire dans un moule, juste parce que je sais que les gens vont aimer ça. Je ne sais jamais ce que je vais peindre avant que la toile ne soit terminée.»


Plus d’informations à l’adresse elyseaussant.com.