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«C’est faux de croire que je ne m'écroule pas»

Johanne Fontaine
Photo d'archives, Chantal Poirier

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Atteinte d’un troisième cancer qui est rendu au stade chronique, Johanne Fontaine continue de se battre avec toute l’énergie qu’on lui connaît, d’être suivie tous les trois mois et même de donner des conférences, du coaching privé, des ateliers de croissance personnelle et de jouer au théâtre parfois.

Sa grande amie Isabelle Maréchal, qu’elle a rencontrée sur le plateau des Copines d’abord en 1998, l’a ­suivie tout au long du documentaire Johanne Fontaine: Accro à la vie, dont la première partie a été ­rediffusée mercredi et la seconde partie sera présentée le 14 décembre, à 20 h, à Canal Vie.

À la différence de la première partie, où il était question de son amitié avec Isabelle, de son amoureux, ­Pierre Duchaine, et d’une virée à New York à l’atelier de la peintre Corno, dans la seconde partie, c’est la deuxième récidive, la chimiothérapie, la méditation, le recueillement, les nouvelles médecines. «On voit comment ça se passe de se faire installer un Port-a-Cath pour recevoir de la chimiothérapie.»

«On a capté le moment quand le chirurgien m’annonce que je ne suis pas opérable. Et, finalement, parce que j’ai fait de la chimio, je suis devenue opérable. On me suit jusqu’au 8 juin, où je suis entrée dans la salle d’opération. On rentre vraiment dans ­l’intimité. On s’en va aussi dans les tribulations, les hauts et les bas. J’ai la chance d’avoir beaucoup d’énergie. J’ai une attitude très positive par ­rapport à cette épreuve, mais c’est faux de croire que, quelques fois, je ne m’écroule pas. J’ai la possibilité de rebondir. On voit tout ça.»

Moments d’intimité

On verra Johanne Fontaine pleurer, mais il y a aussi des moments d’espoir. «Ça reste l’amitié entre Isabelle et moi. Elle représente toutes les amies que j’ai autour de moi parce que, quand tu es très malade, tu es très entouré. On voit ma mère, Pauline, mon fils, Raphaël Fontaine-Joubert, et mon chum, Pierre Duchaine, parler.»