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Les commerces bondés pour des rabais ordinaires

De meilleurs prix étaient offerts au cours des semaines avant Noël, dit un expert

Canh Lee et Konan Victorien, deux amis étudiants en biochimie à l’UQAM, ont acheté des disques durs neufs pour leurs ordinateurs.
PHOTO BORIS PROULX Canh Lee et Konan Victorien, deux amis étudiants en biochimie à l’UQAM, ont acheté des disques durs neufs pour leurs ordinateurs.

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Des milliers de Montréalais ont bravé la pluie verglaçante pour profiter de soldes d’après Noël pas si alléchants cette année, selon des experts.

Il était environ 14 h lundi quand la pluie a commencé à tomber à Montréal, mouillant les consommateurs tout de même réunis par milliers sur les artères commerciales pour profiter des soldes du 26 décembre.

Pour Julie Handy, une touriste française de 23 ans venue acheter une tuque en souvenir, son premier Boxing Day ne remplit pas toutes ses promes­ses. «Je pensais qu’il y aurait une plus grande réduction», avoue-t-elle.

«Ce n’est pas aujourd’hui [hier] qu’on fait les meilleures affaires», renchérit sa cousine québécoise Julie Landau.

Elles ne sont pas les seules à constater que les offres ne sont pas aussi alléchantes que promises au lendemain de Noël.

«Dans le vêtement, certains prix étaient plus bas il y a deux semaines», affirme­­ sans détour Benoît Duguay, professeur titulaire à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM.

Julie Landeau, de Gatineau­­, a fait les boutiques avec sa petite cousine Julie Handy, en visite de France.
PHOTO BORIS PROULX
Julie Landeau, de Gatineau­­, a fait les boutiques avec sa petite cousine Julie Handy, en visite de France.

Rabais ordinaires

L’expert en consommation a sillonné la rue Sainte-Catherine Ouest, lundi. Il a constaté certains bons prix dans l’électronique, mais très peu dans les boutiques de vêtements.

«Depuis octobre, il n’y a pas eu une semaine sans soldes, parfois de plus importants encore comme durant le Vendredi fou ou le Cyber lundi», analyse-t-il.

De plus, les commerçants se concurrencent depuis quelques années pour savoir­­ qui offrira les rabais le plus tôt, selon la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ).

«Presque plus personne ne limite ses rabais au 26 [décembre]», note la coordinatrice Élisabeth Circé Côté.

Les consommateurs s’endettent ainsi plus tôt, ce qui est facilité par l’achat en ligne, où ces réductions sont souvent offertes­­ toute la semaine, selon elle.

Malgré leurs offres «ordinaires» et le cocktail météo, les commerces visités par Le Journal étaient pleins à craquer de clients sur la rue Sainte-Catherine Ouest, lundi, à Montréal.

Aline et Enzo Caso ont acheté le dernier cadeau de leur fils Luca, 9 ans, au lendemain de Noël.
PHOTO BORIS PROULX
Aline et Enzo Caso ont acheté le dernier cadeau de leur fils Luca, 9 ans, au lendemain de Noël.

Bonnes ventes

«Les ventes seront extrêmement bonnes. Meilleures que l’an dernier», anticipe le directeur du Best Buy situé sur cette rue, Remi Sammoun.

Des rabais sur les disques durs ont attiré­­ Canh Lee, heureux d’avoir économisé une quarantaine de dollars sur son équipement informatique.

Au magasin Sport Experts situé sur la même rue, ce sont les vêtements et les chaussures qui dominent les ventes, tant en personne que sur le web.

«Ça bouge plus, mais nous avons à peu près les mêmes rabais que l’an passé», commente Anthoni Richmont, responsable des ventes en ligne de la boutique.

Selon un sondage mené pour le Conseil québécois du commerce de détail, les Québécois comptent dépenser 244 $ pendant les soldes d’après Noël.