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Le Canadien se maintient pour finir 2016

Montreal Canadiens v Carolina Hurricanes
AFP Lorsque Alex Galchenyuk reviendra au jeu, le Canadien sera encore dans une meilleure position.

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Même si le Canadien finira l’année 2016 avec plusieurs éclopés, les difficultés des autres équipes de la division Atlantique lui permettent à l’heure actuelle de demeurer parmi les meilleures équipes offensives et défensives de la Ligue nationale.

Le Canadien profite des largesses des Bruins, du Lightning et des Panthers pour demeurer au sommet de la division malgré qu’il ait connu des sorties plus difficiles récemment. L’idéal serait que l’équipe n’ait pas de blessés, mais ça fait partie du hockey et de la réalité de la Ligue nationale avec un calendrier si chargé.

S’il y a un avantage à ce qu’il y ait autant de blessés, c’est qu’ils reviendront en force à leur retour au jeu pour la deuxième moitié de saison après avoir bénéficié d’une période de repos. Ça fait par exemple le plus grand bien à Andrei Markov, un vétéran. Quand Galchenyuk, Shaw et Desharnais reviendront, le Canadien va être dans une bonne position.

Un entraîneur, deux faces

J’analyse énormément ce que font les entraîneurs. On a vu les deux physionomies de Michel Therrien durant la semaine alors qu’il était mécontent après la défaite à Tampa et qu’il avait le gros sourire après la victoire contre les Panthers. C’est normal. Il doit composer avec les jeunes en raison des blessures et ceux-ci ne donnent pas toujours le rendement qu’un entraineur souhaite.

Parlant de coach, celui des Panthers, Tom Rowe, ressemble tout sauf à un coach de hockey! La décision qu’il a prise de congédier Gerard Gallant a mis les Panthers à terre. Le club est à plat et ne fera probablement pas les séries. Et c’est maintenant l’une des pires équipes offensives. Bref, le congédiement n’a rien amené de bon.

Les Penguins, un exemple à suivre

Le Canadien terminera l’année 2016 ce soir face aux Penguins, champions de la Coupe Stanley et actuellement la meilleure équipe de toute la Ligue.

Je suis content de voir que Mike Sullivan ait obtenu un nouveau contrat de trois ans. La stabilité règne à Pittsburgh. On avait blâmé Jim Rutherford à son arrivée comme directeur général, mais force est d’admettre qu’il a livré la marchandise.

Sa philosophie est simple avec son équipe : il paie cher les six joueurs de haut niveau de l’équipe, et pour le reste, il fait beaucoup de changements d’une année à l’autre. Stan Bowman, avec les Blachawks de Chicago, a une philosophie semblable. Selon moi, ça va devenir un exemple à travers la Ligue nationale.

Quand Plekanec quittera Montréal, Marc Bergevin risque de travailler de cette façon. Ce sera son défi d’établir qui sont ses six joueurs les plus importants pour stabiliser sa masse salariale. Price, Weber, Galchenyuk, Pacioretty et Petry composent ce noyau chez le Canadien présentement, mais il en manque un.

Même si Matt Murray est le gardien d’avenir des Penguins, Marc-André Fleury est loin de la retraite. On lui fait plaisir en le faisant jouer parce qu’il a rendu de bons services aux Penguins. Puis, on voit que Sidney Crosby reste le meilleur joueur au monde. Il a un plaisir fou à jouer au hockey et il semble avoir une bonne entente avec l’entraîneur. Ces gars-là, il faut que les diriges d’une façon différente. Ce sont des compétiteurs qui veulent toujours être au sommet de leur art.

— Propos recueillis par Roby St-Gelais

Les échos de Bergie

Plekanec en panne

Michel Therrien n’avait pas le choix de l’enlever d’un trio important. Quand on pense qu’il est l’attaquant le mieux rémunéré (7 M$) et qu’il joue un rôle secondaire. Il ne fera pas de bruit avec cela, c’est un bon vétéran, mais il sait que la critique est plus forte que jamais dans son cas. Il a moins d’entrain, ne patine pas beaucoup. Selon moi, il se dit que ses jours sont comptés avec le Canadien. Son contrat se termine à la fin de la saison 2017-2018.

Ça m’est arrivé aussi à l’époque d’utiliser moins des vétérans. Il faut qu’ils travaillent plus fort. À l’inverse, certains peuvent bouder et veulent absolument parler à l’entraîneur.

MacKenzie, une farce!

À preuve que les Panthers sont mal dirigés, c’est un joueur de quatrième trio qui agit comme capitaine. Derek MacKenzie, c’est celui qui a été responsable du but de Gallagher, jeudi.

Quand ils l’ont nommé comme capitaine, ça m’a fait penser aux Oilers d’Edmonton qui avaient remis le «C» au défenseur Andrew Ference. Plutôt que de donner le titre de capitaine à un jeune comme la plupart des autres équipes de la LNH. Crosby a parti le bal de la nouvelle génération, puis il y a eu Toews, Landeskog, Ovechkin et plus tôt cette saison, les Oilers se sont repris en nommant McDavid. Il y a de mauvais dirigeants dans la Ligue nationale et cette situation en témoigne bien.

Marque égalée

Jeudi, c’était le 792e match de Michel Therrien derrière un banc dans la Ligue nationale. C’est le nombre de matchs que j’ai dirigés. Bob Hartley m’avait appelé pour me dire qu’il atteignait cette marque, l’an passé. Ça me fait plaisir de voir ça. Dans le cas de Michel, il m’a égalé avec une victoire! Je suis toujours le travail des Québécois à l’œuvre : Alain Vigneault, Claude Julien, Guy Boucher, qui sont tous dans l’Est. C’est un peu incroyable de constater qu’aucun entraîneur, ni même adjoint, ne travaille pour une équipe de l’Ouest.

Que nous réserve 2017? Je souhaite une joyeuse année à tous nos lecteurs et amateurs de hockey. Aux partisans des Nordiques, restons optimistes. Que bonheur, et surtout, santé soient au rendez-vous!