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La lancée des Packers se poursuit

Le quart-arrière des Packers de Green Bay, Aaron Rodgers
PHOTO AFP Le quart-arrière des Packers de Green Bay, Aaron Rodgers

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Les Packers auraient pu rester au vestiaire, eux qui avaient décroché leur billet pour les séries avant même leur duel attendu face aux Lions. Ils prendront cependant part au tournoi éliminatoire en entrant par la grande porte à la suite d’une autre prestation sans bavure qui pousse à se demander qui freinera leur irrésistible élan.

La défaite des Redskins, plus tôt en journée face aux Giants, avait pavé la voie aux Packers, qui l’ont emporté 31-24 face aux Lions. Le seul enjeu demeurait le titre de la division Nord, qui donnait droit du même coup à un match local en première ronde des séries. Le perdant, de son côté, se retrouvait semé sixième dans la conférence et héritait d’un voyage peu rassurant dans l’antre des Seahawks.

Aussi bien dire que les Packers n’avaient pas tellement envie de visiter ces lieux qui n’ont rien d’une station balnéaire. Tant qu’à vivre le rude hiver en séries, aussi bien le vivre à Green Bay!

Il y a un peu plus d’un mois, lorsque les têtes fromagées se retrouvaient avec un dossier de 4-6, Aaron Rodgers avait laissé entendre que les Packers pouvaient encore faire table rase et remporter leurs six derniers matchs. Chose promise, chose due! Durant cette séquence, le brillant quart-arrière a décroché 15 passes de touchés... et pas la moindre interception.

Il faut le faire! C’est bien beau de se présenter devant les micros et de semer l’espoir à tous vents, mais combien d’athlètes réagissent avec autant d’aplomb sur le terrain quand la marge de manœuvre est tout simplement inexistante? Quand la pression est à son paroxysme? Quand des rumeurs de dissension au sein des troupes font rage?

Au passage, Rodgers a atteint le plateau des 40 passes de touchés pour la deuxième fois de sa carrière, ce que seulement trois autres quarts-arrières ont réussi avant lui (Peyton Manning, Drew Brees et Dan Marino). En incluant ses quatre touchés au sol, Rodgers a participé à 44 touchés des siens cette saison, une contribution monstrueuse.

La course au titre de joueur le plus utile devient un véritable casse-tête insoluble, avec Matt Ryan (Falcons) et Tom Brady (Patriots), qui ne dérougissent pas non plus. Peu importe l’élu, ces fiers compétiteurs ont joué un rôle instrumental dans la percée de leurs équipes respectives.

La victoire a encore coûté cher aux Packers, eux qui ont vu trois autres membres de leur tertiaire quitter la rencontre, victimes de blessures. Les Giants, qui s’amèneront en visite le week-end prochain, tenteront bien d’exploiter cette faille.

D’ailleurs, il y aura bien sûr des lacunes, cette équipe n’étant pas plus parfaite que les autres. Comment être convaincu que Ty Montgomery fera le travail en janvier, autant au sol qu’en protection de passe, sa principale faiblesse? La défensive tiendra-t-elle le coup face aux assauts aériens? Mais si toutes les équipes arrivent avec leurs doutes, peu arrivent avec autant de momentum que les Packers.

Pour les Lions, c’était la chance de remporter un premier titre de division depuis 1993, mais l’équipe s’est écrasée dans les trois derniers matchs, quand la portion douillette de son calendrier a pris fin. Matthew Stafford, qui connaissait une saison exceptionnelle avant sa blessure au doigt, n’est plus le même depuis. C’est un retour en séries, mais la nouvelle a plutôt pris des airs de funérailles.

LES GAGNANTS DE LA SEMAINE

1. Les Patriots

Pour la sixième fois, ils seront semés numéros un en séries et obtiennent l’avantage du terrain. Six fois, c’est du jamais vu depuis l’adoption du format actuel des séries, en 1990.

2. Les Browns

Une semaine après avoir décroché leur unique victoire de la saison, les Browns ont retrouvé leurs vieilles pantoufles avec une autre défaite... sauf qu’ils héritent du premier choix au prochain repêchage. Ça compte pour une victoire à Cleveland?

3. Les nouveaux retraités

Le receveur des Ravens, Steve Smith, ainsi que l’ailier défensif des Colts, Robert Mathis, disputaient leur dernier match en carrière. Smith finira au Temple de la renommée et Mathis termine au 17e rang dans l’histoire avec 123 sacs. S’ajoute à ce duo l’entraîneur-chef des Broncos, Gary Kubiak.

4. Matt Ryan

Avec 331 verges, quatre passes de touchés et 75% de ses passes complétées face aux Saints, le quart-arrière des Falcons nous a rappelés de ne pas l’oublier dans la course au titre de joueur le plus utile. Les Falcons obtiennent un précieux congé en première ronde.

5. Dominique Rodgers-Cromartie

Les Giants, même sans enjeu, ont joué la pédale au fond face aux Redskins et encore une fois, la défensive a livré la marchandise. Particulièrement le demi de coin Dominique Rodgers-Cromartie, avec deux interceptions et un sac du quart.

LES PERDANTS DE LA SEMAINE

1. Les Redskins

Les Giants n’étaient pas une proie facile, mais dans un match suicide, les Redskins n’ont pas montré l’énergie et l’efficacité attendues. Kirk Cousins, sur une poussée en fin de match qui aurait pu définir la suite de sa carrière, a lamentablement échoué avec une interception.

2. Les Texans

Non seulement ils ont terminé l’année sur une mauvaise note, mais le quart-arrière Tom Savage a été victime d’une commotion cérébrale.

3. Les Raiders

Quand le réserviste du quart-arrière partant tombe au combat à son tour, ça va mal! La recrue Connor Cook a pris le relais, mais il n’y a pas plus vert. Sans compter que le bloqueur à gauche Donald Penn s’est blessé au genou...

4. David Johnson

L’excellent porteur des Cardinals n’a pas eu la chance d’amasser au moins 100 verges de la ligne de mêlée dans un 16e match de suite puisqu’il s’est blessé au genou. Heureusement, le ligament croisé antérieur ne semble pas touché.

5. Cam Newton

Le joueur le plus utile de la saison dernière a terminé la présente campagne de manière misérable avec trois interceptions. En voilà un autre qui n’est certainement pas déçu de dire au revoir à 2016.