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«LA» décision 2016 de Marc Bergevin

Michel Therrien mérite d’être considéré dans la course au trophée Jack Adams remis au meilleur entraîneur.
photo d’archives, pierre-paul poulin Michel Therrien mérite d’être considéré dans la course au trophée Jack Adams remis au meilleur entraîneur.

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Le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, a pris plusieurs bonnes décisions en 2016, mais sa meilleure fut probablement de garder en poste l’entraîneur-chef, Michel Therrien.

Therrien en a pris pour son rhume dans la deuxième moitié de la saison 2015-2016. Plusieurs le blâmaient et Bergevin a même dû rencontrer la presse le 21 janvier pour défendre son entraîneur au beau milieu de la désastreuse léthargie du Canadien, alors privé de son pilier, Carey Price.

Après la saison écourtée, Bergevin a confirmé que Therrien serait de retour derrière le banc pour la saison 2016-2017, mais certains ne donnaient pas cher de sa peau. Aujourd’hui, on doit reconnaître que Bergevin a pris la bonne décision.

À mon avis, Therrien fait partie des meilleurs de sa profession et je crois qu’il faut l’inclure dans la course au trophée Jack Adams remis au meilleur entraîneur. J’avoue toutefois qu’il faut donner une longueur d’avance à John Tortorella, des Blues Jackets de Columbus, et à Bruce Boudreau, du Wild du Minnesota.

Ce que le Canadien fait présentement est impressionnant et une grosse partie du crédit revient à Therrien. Non seulement le Canadien occupe le premier rang de la division Atlantique, mais malgré les nombreuses blessures, le Tricolore réussit à ramasser des points contre les meilleures équipes la ligue comme les Blue Jackets et les Penguins.

On a vu, samedi à Pittsburgh que les Penguins avaient plus de talent, mais que le Canadien avait du caractère.

Amasser des points même si Tomas Plekanec, Brendan Gallagher et Carey Price ne sont pas à leur mieux ces jours-ci, en dit long sur l’excellent travail de Therrien. Michel a le don de faire produire ses joueurs de profondeur. Des gars comme Paul Byron et Philip Danault impressionnent.

Therrien est le 4e entraîneur dans l’histoire du Canadien pour le plus grand nombre de victoires derrière Toe Blake, Dick Irvin et Scotty Bowman. Il ne lui manque que trois victoires pour atteindre le cap des 400 et sept parties pour atteindre le plateau des 800 matchs en carrière. Pour durer aussi longtemps dans la LNH, il faut être plus que compétent.

Lorsqu’une équipe éprouve des difficultés, on blâme souvent l’entraîneur ou encore le gardien de but, mais lorsqu’une équipe réussit, on donne habituellement tout le crédit aux joueurs. Dans le cas du Canadien, il faut souligner la contribution de Therrien.

Les difficultés de Price

En début de saison, Carey Price n’accordait qu’un ou deux buts par match. Ces jours-ci ça ressemble plus à trois ou quatre buts par match. Price se fait parfois battre par des tirs directs, sans que sa vue ne soit voilée. On ne voyait pas ça en début de saison. Il n’est pas dans sa zone habituelle et il ne suit pas la rondelle aussi bien. Il réussit à faire des arrêts clés au bon moment, mais il ne joue pas comme un gagnant du trophée Vézina présentement. Il accorde souvent le but de trop.

Les équipes ont aussi noté qu’elles pouvaient le battre du côté rapproché et dans la partie supérieure. Je crois que ce n’est qu’une question de temps avant que Price ne retrouve son rythme, mais la bonne nouvelle est qu’Al Montoya a renoué avec la victoire, vendredi en Floride contre son ancienne équipe. Ça va être bon pour sa confiance. L’arrêt plongeon qu’il a réussi contre Aaron Ekblad était extraordinaire. Il a bien fait dans l’ensemble et il mérite le nouveau contrat de deux ans que lui a accordé le Canadien.

– Propos recueillis par Gilles Moffet

Entrefilets

Honoré et vieilli

(JT) | C’est vraiment un bel honneur que m’a fait le gardien des Olympiques de Gatineau, Mathieu Bellemare, en portant récemment un masque et des jambières identiques à ce que je portais au milieu des années 1990 lorsque je jouais avec les Olympiques. En plus, il attrape de la main droite, comme moi. Il m’en avait parlé, cet été, et ça m’avait fait un petit velours. Je l’en remercie d’ailleurs, même si je me sens un peu vieillir lorsqu’un gardien de 18 ans me dit que j’étais son idole.

Fucale et la Coupe Spengler

(JT) | La Coupe Spengler a permis au gardien de 21 ans, Zachary Fucale, de refaire surface et d’aider le Canada à gagner la médaille d’or. Ce n’est pas le tournoi le plus prestigieux, mais la visibilité y est plus grande que dans la Ligue East Coast. Espérons que ça va relancer l’espoir du Canadien.

Lundqvist dépasse Hasek

(JT) | Le gardien des Rangers de New York, Henrik Lundqvist, a dépassé Dominik Hasek, pour le plus grand nombre de victoires par un gardien européen avec 390 victoires. Hasek est dans une classe à part, mais ce qui impressionne chez Lundqvist, c’est sa constance exceptionnelle au fil des ans. À 34 ans, ses meilleures années sont derrière lui.

Une claque pour Halak

(JT) | Je vous avais dit que les Islanders de New York voulaient échanger Jaroslav Halak, mais je ne comprends pas pourquoi ils l’ont soumis au ballottage et envoyé dans la Ligue américaine. Thomas Greiss est un bon gardien, mais ce n’est pas Carey Price. C’est toute une claque pour Halak et ça démontre que les petits gardiens de but n’ont vraiment plus la cote.