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Avancée majeure dans la lutte au cancer du pancréas

Un chercheur de Toronto natif de Québec a participé à cette découverte majeure

Natif de Québec, le professeur Stéphane Angers a songé à faire carrière au hockey, mais il a choisi les laboratoires de recherche.
Photo Didier Debusschère Natif de Québec, le professeur Stéphane Angers a songé à faire carrière au hockey, mais il a choisi les laboratoires de recherche.

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Un chercheur de l’Université de Toronto natif de Québec, le professeur Stéphane Angers, a participé à une découverte majeure qui ouvre la porte à de nouveaux traitements pour le cancer du pancréas.

Cette avancée très prometteuse a récemment fait l’objet d’une publication dans la prestigieuse revue Nature Medicine. «On a utilisé une nouvelle technologie révolutionnaire dans le domaine de la recherche fondamentale, qui permet d’interroger le génome humain de façon très rapide. On a ainsi pu cartographier les gènes importants dans la prolifération des cellules, en particulier des cellules cancéreuses», explique M. Angers.

Les résultats des études précliniques chez le modèle animal sont encourageants, dit-il. «Il reste à évaluer la toxicité de la nouvelle cible thérapeutique qu’on a trouvée et ses effets chez l’humain. Si tout va bien, les premiers essais cliniques pourraient être réalisés d’ici deux ans», estime le chercheur.

Cette découverte est l’aboutissement des efforts incroyables d’une dizaine de personnes au sein de son équipe de recherche, précise-t-il.

Bon joueur de hockey

Après avoir songé à faire carrière au hockey, Stéphane Angers a décidé de se consacrer à la recherche fondamentale.

«J’ai joué avec les Gouverneurs de Sainte-Foy, puis avec l’équipe de l’Université Mc Gill. J’ai reçu des offres de la ligue américaine de hockey. C’est toujours le rêve d’un jeune qui grandit au Québec de faire la ligue nationale. Cela étant dit, je n’ai pas de regret», exprime le professeur Angers.

Rattaché à la faculté de pharmacie et au département de biochimie, à 42 ans, il a son propre laboratoire à l’Université de Toronto, où il s’intéresse à la biologie du cancer.

«Chaque famille est touchée par le cancer. Ma mère est décédée d’un cancer du sein, il y a sept ans. Le cancer du pancréas affecte plusieurs Canadiens. C'est un cancer très agressif. L'espérance d'y survivre cinq ans est de seulement 5 %», formule le professeur Angers.

Plusieurs offres

Après ses études postdoctorales à Seattle, dans l’état de Washington, il a reçu des offres de différentes universités au Québec et ailleurs. Il a finalement opté pour l’Université de Toronto.

«C’était important pour moi de revenir au Canada. On veut avoir le meilleur départ. À Toronto, j’avais plus de ressources et de fonds à ma disposition. Notre groupe collabore régulièrement avec des chercheurs de Québec et Montréal», souligne le professeur Angers.