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Que des vœux pieux

Dans le match de demi-finale 
entre le Canada et la Suède, il y avait plusieurs sièges inoccupés au Centre Bell.
Photo Martin Chevalier Dans le match de demi-finale entre le Canada et la Suède, il y avait plusieurs sièges inoccupés au Centre Bell.

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Hockey Canada dit avoir tiré sa leçon. Son chef de l’exploitation, Scott Smith, affirme que l’organisme se penchera sur sa politique des prix en vue du prochain championnat mondial junior qui se tiendra au pays. Prévu pour 2019, le tournoi aura lieu à Vancouver et à Victoria.

Mais à écouter Smith hier, on avait l’impression qu’il s’agit plus d’un vœu pieux qu’autre chose.

Malgré une réduction de 30 pour cent du prix moyen, des tas de billets sont encore restés sur les comptoirs cette année à Montréal.

Il y avait des sièges vides aussi à Toronto où le dollar-loisir des amateurs de sports a été fortement sollicité au cours des derniers mois.

En septembre, la Ville Reine a accueilli la Coupe du monde.

Personne n’a rien voulu manquer de la course aux séries des Blue Jays, qui a été suivie par une participation aux séries pour une deuxième année consécutive.

Le Toronto FC a joué devant des salles combles dans les séries au BMO Field.

L’équipe canadienne junior a joué devant de bonnes foules au Centre Air Canada, mais il y avait moins de monde qu’en 2015.

Fasel patine

Le président de la Fédération internationale de hockey sur glace, René Fasel, a répété hier que les prix étaient trop élevés.

Dans ce cas, pourquoi la fédération qu’il préside n’établira-t-elle pas des balises en matière de prix pour le championnat mondial junior?

Ce tournoi est censé être un rendez-vous pour les familles et les jeunes joueurs de hockey en herbe.

Or, les prix s’apparentent à ce qu’on observe dans les gros marchés de la Ligue nationale. Ironiquement, les amateurs déboursent beaucoup moins d’argent pour voir des matchs de la LNH en Floride, en Caroline et à Nashville.

M. Fasel joue les politiciens quand on lui demande si sa fédération ne pourrait pas avoir un mot à dire dans les prix des billets.

«Personne n’est mieux placé que les gens en place dans les marchés choisis, répond-il.

«Mais vous avez raison, me dit-il.

«Il faudrait peut-être s’asseoir avec le trésorier de la fédération pour revoir notre stratégie de prix.»

À écouter Smith, on a l’impression qu’il s’agit plus d’un vœu pieux qu’autre chose.

Les barèmes de Hockey Canada

Sur quoi Hockey Canada a-t-il établi sa grille tarifaire du championnat de 2015 à Toronto et à Montréal?

«Le championnat de 2012 en Alberta (Edmonton et Calgary) nous a servi de base, explique Scott Smith.

«Les prix se comparaient à ce qu’il en coûtait pour des matchs de la Ligue nationale dans les deux villes où des matchs du championnat étaient à l’affiche.

«Pour Montréal et Toronto, on a consulté le Canadien et les Maple Leafs pour établir ce qu’il pouvait en coûter dans ces deux marchés.»

Quelqu’un a vu trop grand et ce quelqu’un n’était pas Geoff Molson ni Larry Tanenbaum, président de Maple Leafs Sports and Management.

Grosse boîte

Il faut regarder du côté de Hockey Canada.

Le président Tom Renney ne parle pas d’argent. Il dit s’en tenir à son mandat de dirigeant des opérations hockey. Le développement du hockey mineur au Canada est sa priorité.

Smith dore la pilule en disant que les revenus provenant d’un tournoi comme le Championnat du monde junior sont comme un legs au hockey amateur canadien.

On veut bien, mais il faut beaucoup d’argent aussi pour faire rouler une boîte comme Hockey Canada.

C’est la même chose pour Hockey Québec.

Les associations de hockey mineur, les tournois et les parents dont les enfants jouent au hockey sont étouffés par les cotisations qu’ils versent à ces organisations.

Drôle d’institution que celle du hockey canadien.

 

Le français, langue seconde

Rene Fasel
Photo Ben Pelosse
Rene Fasel

Plus ça change, plus c’est pareil.

N’eût été la présence de René Fasel, le bilan du championnat mondial junior se serait déroulé

exclusivement en anglais, hier après-midi, au Centre Bell.

M. Fasel s’est même demandé à voix haute dans quelle langue il devait commencer son préambule lorsqu’il a pris la parole.

Heureusement, il l’a fait dans la langue de Molière.

Par contre, le français est depuis toujours une langue seconde chez Hockey Canada. Comme dans plusieurs autres fédérations sportives canadiennes d’ailleurs.

Au fil des années, des Québécois ont œuvré au sein du service des relations avec les médias chez Hockey Canada.

Tous sans exception ont insisté sur le fait français au Québec auprès des hauts dirigeants de l’organisme, mais ces derniers n’en ont pas souvent tenu compte.

On parle pourtant d’un organisme national assujetti à la politique du gouvernement fédéral en matière de bilinguisme.

Misère...