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Un groupe vaillant

SPO-Entraînement Canadiens
Photo Martin Chevalier La venue de Shea Weber et d’Alexander Radulov a purifié l’atmosphère dans le vestiaire du Canadien.

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On reconnaît tous que le Canadien aura éventuellement besoin de renfort en attaque.

On peut s’assurer d’une qualification aux séries éliminatoires, c’est cool. C’est sans doute l’objectif de toutes les équipes de la Ligue nationale. Puis, à partir de la mi-avril, c’est à ce moment-là que la deuxième saison prend tout son sens.

Pendant deux mois, on sera entraîné dans un véritable tourbillon, dans une épreuve de force invitant les participants à disputer des duels exigeants et répétés. Mais c’est encore loin.

La route menant aux séries sera toutefois sinueuse. La compétition est plus féroce que jamais, les impondérables se multiplient à chaque semaine, on entreprend au début de janvier, un mini-tournoi, prélude au tournoi printanier.

Ce sprint final est marqué par la période des transactions qui s’arrêtera à la fin février, début mars. D’ici là, on jugera la qualité des effectifs, on s’interrogera si tout est en place pour s’enfoncer dans une compétition aussi intense.

De durs labeurs

Le Canadien se retrouve présentement dans une situation qu’il a créée avec un niveau d’effort dépassant les prévisions. On a beau répéter qu’une équipe doit posséder deux joueurs de centre de haut niveau pour maintenir son statut parmi les meilleures formations de la ligue, les résultats se répètent à chaque soir.

Le Tricolore gagne. Peu importe la recette.

Il gagne ou si vous préférez, il se défend corps et âme pour compétitionner à un niveau très élevé.

Y a-t-il une formule particulière?

Michel Therrien revient souvent sur l’effort au boulot. Il le répète pratiquement après chaque match ce qui illustre le parcours de cette équipe depuis le début de la saison.

Soif de vaincre

Malgré une longue liste de blessés, le Canadien s’accroche à ce désir de vaincre qui l’anime. L’arrivée de Shea Weber, de Andrew Shaw, et Alexander Radulov a purifié l’atmosphère. Max Pacioretty le dit: «C’est totalement différent cette année.» Différent parce que le Canadien est une équipe. Tout le monde pousse dans la même direction. Tous les joueurs abordent les problèmes en cherchant des solutions.

Therrien fait souvent référence à son groupe. C’est justement un groupe uni, capable de réaliser l’impensable dans des moments où tout laisse croire que le toit va s’écrouler.

Quel voyage le Canadien s’apprête-t-il à compléter, demain à Toronto? Oublions le match à Columbus, il a récolté un point à Tampa, deux points en Floride, un point à Pittsburgh, deux points à Nashville, deux points à Dallas. Tous des matchs nécessitant de la prolongation. Il s’agit d’une récolte de huit points sur une possibilité de dix.

Sans Alex Galchenyuk, sans Andreï Markov, sans Andrew Shaw.

Il faut le faire.

Et, il n’y a toujours pas un deuxième joueur de centre de haut niveau. Celui qui occupait ce poste pendant plusieurs années, très souvent il était reconnu comme le premier, Tomas Plekanec, a perdu de son efficacité. Il essaie, il pousse à fond, mais le calibre de jeu, la rapidité, les exigences d’une ligue plus équilibrée et plus imposante que jamais lui compliquent la tâche.

Et, malgré tout ça, le Canadien maintient le pas.

Des joueurs fiables

Peut-être n’a-t-il pas un deuxième joueur de centre de haut niveau, mais se pourrait-il que son groupe d’employés de soutien soit l’un des meilleurs de la ligue. En tous les cas, ce groupe est le plus vaillant de la ligue.

Ça lui donne un p’tit avantage, n’est-ce pas? Après tout, avant d’être blessé, mercredi, Paul Byron passait du temps dans le groupe des meilleurs. Phillip Danault n’a-t-il pas convaincu son entraîneur qu’il n’y avait pas de meilleur «dépanneur» dans le coin.

Ça fournit aussi à Max Pacioretty et à Alexander Radulov plus de latitude.

Ça permet à cette brigade défensive de jouer à la hauteur des attentes.

Tout le monde met l’épaule à la roue...

Après Trump, c’est DiCaprio

Vincent J. Viola fait la manchette chaque semaine... et pas toujours pour les bonnes raisons. Si on réfère au propriétaire des Panthers de la Floride, disons que ses récentes actions n’exercent aucun impact sur son équipe de hockey qui s’en va à la dérive depuis que Gerard Gallant, à la demande expresse de M.Viola, a été licencié.

Surveillé par Bettman

Monsieur Viola a été nommé secrétaire à la Défense par le président désigné Donald Trump, il y a deux semaines, avec la promesse de Gary Bettman que le propriétaire des Panthers fera l’objet d’une surveillance étroite.

Mais, voilà qu’on apprend que M. Viola a vendu l’une de ses propriétés pour près de 12 millions $ à Leonardo DiCaprio. Cela n’affectera pas les opérations quotidiennes de Gary Bettman à moins que M. Viola décide de surprendre tout le monde et de vendre ses actions de son équipe de hockey.

Pour le moment, il a assuré Bettman qu’il n’en était pas question.

Mais ce sera difficile de gérer son équipe de hockey et la défense des États-Unis.

Pas sûr qu’il y a compatibilité entre les deux emplois.

Le choix d’Iginla

À Calgary et à travers la ligue, on souhaite que Jarome Iginla trouve preneur à la date limite pour les transactions et qu’une équipe, aspirante à la coupe Stanley, lui ouvre toutes grandes les portes.

Comme l’avait fait l’Avalanche du Colorado, il y a quelques années avec le vétéran Raymond Bourque, qui n’avait plus aucun espoir de gagner le célèbre trophée à Boston.

Le problème dans ce dossier, c’est que Iginla n’est plus le même joueur.

Quand Bourque a rejoint l’Avalanche, il avait encore son statut de défenseur de premier plan. Il n’avait rien perdu de son lustre. Enfin, si peu.

On ne peut pas dire que Iginla constitue toujours une menace. Et, n’a-t-il pas échoué dans sa tentative de monter sur le podium par le passé? Peut-il aider une équipe? Possiblement. Peut-il avoir un impact comme Bourque à son arrivée au Colorado?

Ça c’est une autre histoire.