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Une femme meurt en accouchant de jumelles

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Jamais un père n’a pensé que sa femme allait mourir subitement après avoir accouché de leurs jumelles en se rendant à l’hôpital quelques jours après Noël.

«Je suis complètement brisé. Je suis resté sans parler pendant trois jours et je ne buvais que de l’eau», laisse tomber la gorge serrée le Montréalais Latch Anguelov, qui se retrouve seul avec trois enfants.

Son épouse Fani Vlahova et lui se sont rendus à l’hôpital Royal-Victoria, le 29 décembre, comme prévu, pour donner naissance à leurs jumelles Stefani et Elizabeth par césarienne après 36 semaines de grossesse.

Mais peu de temps après la naissance des jumelles, un peu avant midi, sa femme s’est mise à se plaindre de douleurs. Rapidement, des médecins sont accourus à son chevet et ont demandé à M. Anguelov de quitter la chambre.

Moins de trois heures après ce qui était l’un des événements les plus heureux de sa vie, les médecins lui annonçaient la pire des nouvelles: sa femme de 43 ans venait de mourir.

Embolie

«Je me doutais que quelque chose n’allait pas, mais jamais je n’aurais pensé ça, j’ai été très surpris», confie le père, qui rend visite deux fois par jour à ses jumelles prématurées de moins de 2 kg, gardées aux soins de l’hôpital pour l’instant.

Selon ce qu’a appris M. Anguelov, sa femme serait morte à la suite d’une embolie, quand du liquide amniotique se serait infiltré dans les vaisseaux sanguins.

Il devra cependant attendre le rapport du coroner pour en savoir davantage. Le bureau du coroner confirme d’ailleurs qu’une enquête est en cours. Le CUSM, responsable de l'hôpital Royal-Victoria, ne fait pas de commentaires pour des questions de confidentialité.

Seul au Québec

Les yeux creusés par la fatigue, Latch Anguelov s’efforce de rester là pour son fils de 11 ans, Christian, et pour planifier les funérailles de son épouse, entre les visites à l’hôpital.

«Une chance que j’ai des amis, car je suis absolument seul ici, je n’ai pas de famille», explique l’homme d’origine bulgare, au Québec depuis 17 ans.

Le travailleur en aéronautique a fait du Québec sa terre d’accueil quand il y a rencontré sa femme, elle aussi d’origine bulgare, qui enseignait le français dans une école juive.

Seul avec trois enfants, il ignore toujours comment il y arrivera. «Je ne peux pas arrêter de travailler», dit le résident d’Ahuntsic. C’est pourquoi d’ex-collègues de son épouse ont lancé une collecte de fonds sur internet pour lui venir en aide.