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Le Canadien a surpris bien du monde

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PIERRE-PAUL POULIN/JOURNAL DE MONTRÉAL/AGENCE QMI Michael McCarron montre de plus en plus qu’il a sa place dans la LNH.

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Comme c’est le cas chaque année après la période des Fêtes, c’est l’heure du bilan de mi-saison pour les équipes à travers la Ligue nationale. Les directeurs généraux en profitent pour passer leur personnel au peigne fin. Qu’en est-il du Canadien?

DG et entraîneurs prennent le temps de reprendre leur souffle. Le calendrier est tellement chargé, avec les blessures, entre autres, que ce petit répit est nécessaire. Chacun fait son propre bilan. Sans l’avouer ouvertement, il y a des équipes qui savent qu’elles n’ont plus aucune chance de participer aux séries.

Pour le Canadien, c’est un bilan plus que positif. L’équipe se situe parmi les quatre équipes qui n’ont toujours pas inscrit 10 défaites à leur dossier, au milieu de la saison. C’est au-delà des espérances, surtout avec les joueurs blessés que le Canadien a eus. Et ces blessés ont permis à la direction de savoir exactement où elle s’en va.

Blessures payantes

Tous les joueurs ont profité, d’une certaine façon, des blessures puisque leur temps de jeu a considérablement augmenté. Je pense aux Danault, Byron et Beaulieu, entre autres. Par exemple, ce qu’on pouvait penser de Danault il y a deux mois, si c’était moins positif, maintenant, c’est plus positif que jamais. Un discours qui s’applique aussi pour les deux autres joueurs.

Parallèlement, sans faire de bruit, McCarron montre qu’il a sa place dans la LNH. Les entraîneurs l’apprécient beaucoup. Le déclic se fait souvent quand tu dis à un jeune de se trouver un appartement. Quand il va se sentir un membre à part entière de l’organisation, il va être meilleur. C’est difficile pour un jeune de savoir s’il va jouer ou non, s’il va être retourné dans les mineures du jour au lendemain.

L’avenir s’annonce prometteur. C’était normal d’octroyer une prolongation de contrat à Al Montoya. Il est apprécié de ses coéquipiers et en plus, il a gagné ses deux derniers matchs depuis l’annonce. Maintenant, il va falloir s’attarder au cas Alexander Radulov. J’ai hâte de voir la conclusion de ce dossier. Il y a matière à spéculations. Radulov veut probablement signer un contrat à long terme qui serait son dernier dans la LNH. Aura-t-il le même salaire, pour deux ou trois ans, que présentement? On ne connaît pas non plus les intentions de Marc Bergevin, mais chose certaine, Radulov ne veut sans doute pas d’un autre contrat d’un an.

Au niveau individuel, Price est en lice pour le trophée Vézina alors que Michel Therrien peut être considéré pour le titre d’entraîneur de l’année, de même que Marc Bergevin pour le titre de DG de l’année. Je dis souvent que le hockey est un sport collectif rempli d’honneurs individuels. On en a la preuve.

Un rythme effréné

La séquence de 16 victoires de suite des Blue Jackets de Colombus a pris fin, jeudi soir. On constate que c’est difficile de garder le même rythme. La concentration est difficile à garder continuellement. Par expérience, après les Fêtes, ça devient dur. Les joueurs sont de plus en plus fatigués physiquement et mentalement. Les Flyers avaient remporté 10 matchs de suite avant de connaître une baisse de régime. C’est ce qui guette les Blue Jackets de Colombus et les autres équipes.

— Propos recueillis par Roby St-Gelais

Les échos de Bergie

Bravo à Équipe Canada

Il faut donner beaucoup de crédit à Dominique Ducharme à la barre d’Équipe Canada junior malgré la défaite crève-cœur en finale. On dit souvent que la pire avance dans le hockey, c’est celle de deux buts, et je suis parfaitement d’accord avec ça. Il faut être fier de nos gars de la LHJMQ. Certains diront que Dubois a eu de la difficulté, mais c’est parfois une question de timing. Ça peut arriver que ça fonctionne moins bien pour une période en question. On ne pourra reprocher à cette équipe d’avoir été indisciplinée et de ne pas avoir travaillé. Ils ont tout fait. Ils ont disputé un tournoi extraordinaire. Et que dire de ce Troy Terry dans l’équipe américaine qui a été excellent en tirs de barrage. Il nous en a montré, en demi-finale comme en finale.

Certes, perdre en tirs de barrage est épouvantable, mais ce l’est aussi en prolongation. Il n’y a pas de belle façon de perdre une finale comme cela. En prolongation, quand tu perds, comme coach, tu es derrière le banc et tu figes. C’est un peu la même situation. Les règlements sont là, et les tirs de barrage donnent un spectacle.

Duel qui promet

La rencontre de ce soir entre le Canadien et les Leafs promet. J’ai hâte de voir cet affrontement. Les Leafs sont jeunes et spectaculaires. Puis, j’aime comment Mike Babcock dirige. Il a un paquet de jeunes à sa disposition et il les laisse jouer avant de les coacher. Les Leafs pourraient ajouter quelques vétérans s’ils voient qu’ils ont une chance de faire les séries.

Le dernier droit de la saison s’annonce d’ailleurs intéressant. Que fera le Lightning? Il y aura des revirements, des échanges. Dans quelle direction Marc Bergevin va se diriger? Une chose est sûre, il ne changera pas sa philosophie.

Un honneur

À la demande de la LNH, j’ai fait partie du panel pour établir la liste des 100 meilleurs joueurs de l’histoire. J’ai eu un fun noir! Les 33 premiers ont été dévoilés à la Classique hivernale et le reste le sera durant le week-end du match des étoiles. Ce n’était quand même pas facile. C’est une belle initiative et j’aime que l’on nomme dans le désordre plutôt que d’avoir étiqueté chaque joueur à une position.