/sports/hockey/canadien
Navigation

Danault, la révélation

Phillip Danault est un jeune joueur qui ne cesse de s’améliorer.
Photo Ben Pelosse Phillip Danault est un jeune joueur qui ne cesse de s’améliorer.

Coup d'oeil sur cet article

Le 26 février dernier, Marc Bergevin faisait l’acquisition de Phillip Danault et d’un choix de deuxième ronde des Blackhawks (en 2018) en retour de Dale Weise et Tomas Fleischmann.

Pas besoin de vous dire que le directeur général du Canadien a eu le dessus dans cette transaction qui n’a absolument rien rapporté aux Blackhawks.

Aujourd’hui, le directeur général des Blackhawks, Stan Bowman, doit se mordre les doigts en voyant la qualité du jeu de Phillip Danault qui profite beaucoup des absences de David Desharnais et d’Alex Galchenyuk.

Difficile de croire que cette transaction soit encore possible aujourd’hui dans la LNH, avec un plafond salarial qui stagne, alors que les équipes veulent garder des jeunes le plus longtemps possible parce qu’ils ne coûtent pas cher.

UNE SURPRISE ?

L’ancien gardien de la LNH et maintenant agent, Stéphane Fiset, connaît Phillip Danault depuis qu’il a sept ans. Lorsqu’il jouait pour les Tigres, Fiset s’était lié d’amitié avec Alain Danault alors que ce dernier était l’annonceur maison de la formation de Victoriaville.

Depuis, cette amitié se poursuit et Fiset est devenu naturellement l’agent de Phillip. «Après Noël, lorsque je jouais dans le midget AAA, il est devenu mon agent parce qu’avant je ne devais pas être assez bon», souligne le joueur du Canadien en riant de bon cœur.

Fiset est donc celui qui connaît le mieux Danault et, aujourd’hui, il est fier de voir ce jeune homme continuer de s’améliorer tous les jours.

«Lorsque je rencontrais des dépisteurs de la LNH aux matchs des Tigres, je leur faisais remarquer que Phillip était toujours du bon côté de la rondelle et qu’il était dominant en zone défensive, souligne l’agent de joueurs. Il ne fallait pas toujours regarder ses statistiques parce que ce sont les petits détails qu’il accomplit sur la glace qui donne des résultats.»

L’APPUI DE BERGEVIN

Lorsque Danault a été repêché en première ronde par les Blackhaws en 2011, Marc Bergevin était adjoint au directeur général et ce n’est pas surprenant aujourd’hui qu’il se retrouve avec le Canadien, selon Fiset.

«J’ai été surpris de la transaction parce que la direction des Blackhawks me disait toujours que Phillip était très apprécié. Mais lorsque tu y penses, ce n’est pas surprenant de le voir avec le Canadien parce que j’ai observé Marc Bergevin passer beaucoup de temps avec lui au repêchage de 2011. Mon impression c’est que ça fait longtemps que Marc voulait l’amener chez le Canadien.»

S’INSPIRER DE PATRICE BERGERON

Il ne fait aucun doute que Danault n’a pas fini de s’améliorer. À sa première saison complète dans la LNH on a déjà une bonne idée du genre de joueur qu’il peut devenir, s’il joue à son plein potentiel.

«Pour ma part, je pense que Phillip va devenir un leader dans son équipe éventuellement, souligne Fiset. Il donnera l’exemple par sa façon de jouer et non avec de longs discours. Je pense qu’il pourrait d’ailleurs un jour remporter le trophée Selke, remis au meilleur attaquant défensif de la ligue ou du moins être dans les candidats. C’est un passionné de hockey et c’est pourquoi il connaît du succès.»

Danault, quant à lui, n’a pas le temps de rêver aux trophées qu’il pourrait gagner alors que la coupe Stanley est sa priorité. Mais il avoue s’inspirer d’un joueur qui collectionne les trophées Selke.

«Patrice Bergeron a toujours été un joueur qui m’a inspiré par sa façon de jouer. Ce serait un rêve de remporter le Selke. Patrice était un meilleur joueur que moi au même âge (23 ans).

«Il est très impressionnant, a ajouté Danault. Je me suis entraîné avec lui l’été dernier et il est sérieux, il veut gagner, bref il est sur la coche. En attendant, je sais que je ne dois pas changer de style de jeu. J’ai fait cette erreur pendant deux matchs avec Pacioretty et Shaw cette saison et ce fut une bonne leçon.»


Maple Leafs

Qui mordra à l'hameçon?

Les rumeurs circulent à Toronto selon lesquelles les Maple Leafs veulent régler leurs problèmes à la ligne bleue en sacrifiant l’attaquant James van Riemsdyk en retour d’un défenseur de premier plan. L’idée n’est pas mauvaise, mais dites-vous que les directeurs généraux n’ont pas oublié l’erreur des Predators qui ont échangé Seth Jones aux Blue Jackets en retour de Ryan Johansen. Le directeur général de la formation de Nashville, David Poile, trouvait que son équipe manquait de punch à l’attaque et c’est pourquoi il avait effectué cette transaction la saison dernière. Il est évident qu’aujourd’hui, avec le recul, il n’aurait jamais fait cette transaction alors que Johansen n’a marqué que sept buts... l’équivalent de Seth Jones.


LNH

Repenser le calendrier

On a eu droit à un classique entre le Canadien et les Maple Leafs samedi à Toronto. Mais est-il normal que les équipes qui évoluent dans la même division ne jouent que quatre matchs une contre l’autre? Est-il normal que le Canadien n’affronte les Rangers, les Capitals, les Flyers ou les Penguins que trois fois dans une saison? Larry Brooks du New York Post soulevait la question hier et il a un très bon point. Les amateurs de hockey veulent-ils vraiment voir toutes les équipes de l’autre association au détriment des rivalités naturelles? La question mérite d’être posée.


IIHF

René Fasel dans l’erreur

Les petites foules au Centre Bell pour le championnat du monde de hockey junior ont fait les manchettes mais le président de la Fédération internationale de hockey s’est mis un doigt dans l’œil en affirmant que si peu de gens se sont déplacés pour voir les matchs, c’est que Montréal était la ville d’une seule équipe, le Canadien. La seule et unique raison qui explique la faiblesse des assistances est le fait que les billets étaient beaucoup trop chers. On demandait à l’amateur de payer les mêmes prix que pour aller voir un match du Canadien, alors qu’on parle ici des meilleurs juniors du monde qui ne sont pas (soit dit en passant) payés pour jouer dans ce tournoi. René Fasel devrait plutôt se demander où va l’argent amassé par les organisateurs, Hockey Canada. Le vrai scandale dans toute cette histoire est le prix des billets.