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18 millions $ pour l’Amundsen

18 millions $ pour l’<i>Amundsen</i>
Photo d'archives, Jean-François Desgagnes

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Un financement «exceptionnel» de 18 millions $ permettra au brise-glace Amundsen de bonifier de près de 30% ses expéditions scientifiques dans l’Arctique canadien pendant les cinq prochaines années.

Cette somme, qui provient de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI), a été annoncée lundi matin par la ministre fédérale des Sciences, Kirsty Duncan, qui était de passage à l’Université Laval pour dévoiler l’ensemble des projets financés aux quatre coins du pays. Au Québec, seulement deux projets ont été retenus, dont un projet de l'Université de Montréal financé à la hauteur de 4 millions $.

L'Amundsen est un navire de la garde côtière canadienne transformé en centre de recherche flottant depuis plus d’une dizaine d’années, ce qui permet d’avoir «un accès sans précédent à l’Arctique canadien », a souligné la ministre Duncan. Ses opérations de recherche visent à mieux comprendre les impacts des changements climatiques dans le nord canadien.

Jusqu'à 60 000 $ par jour d'expédition

De son côté, le directeur scientifique du brise-glace, le professeur Louis Fortier, s’est réjoui de ce financement qui assure la poursuite des opérations au-delà de 2017. «Cette subvention, c’est vraiment le nerf de la guerre. C’est ce qui va nous permettre de maximiser l’utilisation de l’Amundsen», a-t-il affirmé.

Cette somme permettra de couvrir environ 40% des coûts d’opération du navire, qui varient entre 50 000 $ et 60 000 $ par jour d’expédition. Le reste sera financé grâce aux programmes de recherche qui se dérouleront à bord.

Au cours des cinq prochaines années, 11 programmes majeurs de recherche sont prévus, totalisant 412 millions $.

Les prochaines expéditions se dérouleront principalement sur la mer de Baffin, située près du Groënland. L'équipe scientifique espère pouvoir réaliser un troisième hivernage à bord, d'ici trois ans.

L’Amundsen en bref

Navire de la Garde-côtière canadienne converti en centre de recherche scientifique

Depuis 2003 :

 

  • 1800 jours en mer
  • 1400 scientifiques, techniciens, étudiants et professionnels provenant d’une vingtaine de pays sont montés à bord
  • 320 600 kilomètres parcourus, soit l’équivalent de huit fois la circonférence de la terre.


Source : Université Laval