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Le Canadien a réalisé l’impensable

Shea Weber
Photo Martin Chevalier Shea Weber

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À la mi-décembre, le Canadien appréhendait son voyage de sept matchs. Alex Galchenyuk était sur la touche, Andreï Markov également et il n’y avait rien de rassurant.

Avant de quitter Montréal pour la période des Fêtes, ce n’était pas le Canadien des deux premiers mois que l’on épiait. C’était plutôt une formation connaissant une mauvaise passe. Ce n’était pas dramatique... mais il y avait de quoi inquiéter Michel Therrien.

Le Canadien rentre après une défaite à Colum­bus, une défaite en prolongation à Tampa, une victoire en prolongation en Floride, une défaite en prolongation à Pittsburgh, deux victoires en prolongation à Nashville et à Dallas, et un gain de 5-3 à Toronto.

Dix points sur une possibilité de 14. Le CH a-t-il réalisé l’impensable? Sûrement. Qui aurait osé parier sur un tel bilan?

Comment expliquer un résultat aussi étonnant, aussi impressionnant? Sans doute par l’effort au boulot. Cette équipe lutte avec l’énergie du désespoir à chaque match et ce qu’il y a de plus réconfortant pour Michel Therrien, qui dirige sa troupe avec confiance, c’est l’exécution.

De nouveaux leaders

Ce n’est jamais une tâche facile pour un entraîneur de composer avec l’adversité. Il faut avoir les deux mains sur le gouvernail pour que tout fonctionne dans les règles. Actuellement, dans le vestiaire, il y a un nouveau venu chaque jour, il y a des changements qui se produisent toutes les semaines. Comment garder l’harmonie? Comment garder à son plus haut niveau la concentration du groupe?

C’est le boulot de l’entraîneur... mais aussi celui des leaders.

Et, contrairement à l’an dernier, ces leaders ne se cachent pas. Pourquoi? Parce qu’ils ont obtenu de l’aide. Et ceux qui se sont joints au groupe exercent un impact majeur. Tout le monde tire dans la même direction. Shea Weber est un personnage influent. Carey Price est l’incontournable. Andrew Shaw est allé à la bonne école et Alexander Radulov s’avère le coup par excellence de la saison. Il suffit de l’observer pour tout comprendre. C’est un compétiteur, c’est un patineur qui s’est fixé des objectifs et qui entend les atteindre.

Il n’y avait pas ce genre de patineurs l’hiver dernier.

Meilleur environnement

Dans un environnement qui correspond beaucoup mieux à sa philosophie de gestion, Michel Therrien travaille avec beaucoup plus de ressources. Kirk Muller amène de la stabilité derrière le banc. Il est respecté, il a vécu plusieurs expériences au cours des dernières années et il donne plus de latitude à l’entraîneur.

On dit souvent qu’on doit accepter le succès avec une certaine réserve, c’est vrai. Une saison est remplie de bien des bouleversements. Mais le Canadien, jusqu’à maintenant, a su composer avec les éléments.

Il a réussi, malgré les blessures, à solidifier son emprise sur le premier rang de la division Atlantique.

Entre-temps, les Capitals de Washington qui s’arrêtent au Centre Bell ce soir, gagnent du terrain dans l’Association de l’Est. Ils ont mis fin à la séquence des Blue Jackets, ils ont gagné quatre points sur cette équipe au cours des derniers jours. Les Capitals ne font pas trop de bruit, mais ils jouent bien. Ils ont deux solides trios qui ont récolté plus de 80 et 75 points jusqu’à maintenant. Depuis le début de décembre, les Capitals roulent à plein régime.

Ils occupent le troisième rang au classement des forces, devant le Canadien, et derrière les Blue Jackets et les Penguins qui, hier, revenaient au jeu après un congé de cinq jours.