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L’industrie montre patte blanche face à Trump

Les constructeurs de voitures lui tendent la main au Salon de Detroit

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DETROIT | Mis sous pression par Donald Trump, les grands groupes automobiles ont montré patte blanche lundi au salon de Detroit en vantant leurs investissements aux États-Unis par crainte d’être pris en grippe par le président élu américain.

Parti en guerre contre les délocalisations, M. Trump s’en est récemment pris aux grands noms de l’automobile mondiale. Celui qui succédera à Barack Obama le 20 janvier veut contraindre les groupes automobiles présents sur le sol américain à freiner leurs délocalisations vers le Mexique où de nombreuses usines ont été ouvertes lors de la dernière décennie grâce à l’accord de libre-échange ALÉNA.

Pression

Face à la pression, l’industrie automobile allemande a tenu à souligner à Detroit qu’elle avait «quadruplé (sa) production aux États-Unis entre 2009 et 2016, de 214 000 à 850 000», selon Matthias Wissmann, le président de la fédération allemande de l’automobile VDA.

S’il s’en est déjà pris aux américains General Motors et Ford ainsi qu’au japonais Toyota, Donald Trump, élu sur la promesse de ramener des emplois industriels aux États-Unis, n’a pas encore attaqué un constructeur allemand.

Sur la sellette, Ford et Fiat-Chrysler ont, eux, déjà choisi de lui tendre la main, le premier en annulant un investissement de 1,6 milliard de dollars au Mexique et le second en rapatriant aux États-Unis la production d’une camionnette à plateau et en annonçant la création de 2000 emplois.

Le salon de Detroit sera accessible au grand public du 14 au 22 janvier.