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Andréanne Sasseville, le goût de vivre bordel !

Andréanne Sasseville, le goût de vivre bordel !

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On vient d’apprendre la mort d’Andréanne Sasseville.

 

Une mort annoncée, prévue, prévisible (parce que quand on a un cancer du sein, métastasé au foie, aux poumons et aux os, de stade 4, le pronostic n’est pas bon), mais une mort qui nous rentre dedans de plein fouet parce que les êtres lumineux comme Mme Sasseville n'ont pas le droit de partir si vite, si tôt.

 

Je n’ai jamais rencontré en personne Andréanne Sasseville. Mais quand a commencé à circuler l’entrevue qu’elle a accordée à Philippe Brach dans laquelle elle parlait ouvertement de son cancer, j’ai été frappée pas sa grande classe, son élégance et ses leçons de vie. Le cancer, pour elle, c’était «  comme  avoir un coloc à temps plein ». Elle a parlé avec candeur des nombreux moments de découragement, mais aussi des raisons de se donner un coup de pied en se disant : « Je suis heureuse ».

 

 

« Plus j’avance plus je suis déterminée. J’ai goût de vivre bordel ! » avait-elle lancé lors de l’entrevue. Elle nous encourageait tous à regarder autour de nous pour trouver des sources d’inspiration.

 

Quand elle est apparue au gala de l’ADISQ 2016, encore une fois sa grande classe m’a frappée. Digne, droite, forte.

 

Et là, après la mort, elle nous impressionne encore. Son message sur Facebook, publié à titre posthume, est rempli de classe. D’inspiration. De leçons de vie.

« Le cancer s’est emparé de mon corps. Il ne s’emparera jamais de ma vie. Cette vie que j’aimais tant. Qui m’a fait suer par moments et qui m’a aussi tout donné. J’espère lui avoir fait honneur: avec passion, idéalisme, conviction et rébellion. Je continue de souhaiter que vous traciez votre route selon vos désirs, vos valeurs, votre cœur! Profitez de tout. La nanoseconde est plus importante que le “big picture”. »

 

Je n’ai jamais rencontré en personne Andréanne Sasseville. Mais je retiens sa leçon, je retiens son amour de la vie. En fermant les yeux, elle a ouvert les nôtres. Merci.