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La Toyota Prius Prime au peigne fin

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Toyota, le pionnier de la voiture hybride, célèbrera l’arrivée du printemps avec une nouvelle version de son modèle phare en ce domaine, la Prius Prime.

Pendant deux semaines, j’ai eu le loisir de conduire ce modèle dans sa version «Technologie» qui est clairement la plus aboutie. De brefs essais avaient déjà fait surface, mais n’avaient pas permis d’avoir un portrait réel de cette nouvelle venue.

Toyota Prius Prime 2017
Toyota

 

Toyota semble très fier de cette Prius branchable de nouvelle génération, dont la première cuvée n’avait pas été un grand succès en raison d’une autonomie limitée. Pour 2017, un branchement permet environ 35 km d’autonomie en hiver avec des pointes à 40 km et même plus par temps clément. Dans mon cas, la météo s’est montrée dévastatrice pour cette Prime qui a souffert d’une forte résistance de roulement en raison d’une chaussée souvent recouverte de neige mouillée ou de verglas, avec des pneus d’hiver en sus.

Qu’à cela ne tienne, la voiture a parcouru environ 1000 km avec une moyenne de 3,8 litres aux 100 km. Un trajet a permis d’abaisser cette moyenne à 2,2 L/100 km tandis qu’un parcours plus demandant a gonflé ce chiffre à 6,2 L/100 km.

Si cette nouvelle Prius peut se montrer aussi peu gourmande, c’est en partie grâce aux modifications apportées à  son moteur thermique, un bloc de 4 cylindres de 121 chevaux. Malgré cela, la voiture n’a rien d’une fusée et les dépassements requièrent que l’auto soit en mode «performance» pour doubler sans souci. Les deux autres modes disponibles favorisent l’économie et sont très satisfaisants en conduite stabilisée. La boîte de vitesses à rapport unique est sans histoire, autre que son maniement ne correspond pas au réflexe normal auquel nous a habitué l’étagement PRND. Original certes, mais pas très convivial.

Toyota Prius Prime 2017
Toyota

 

Cette Prius Prime se différencie du modèle de base par un design revu à l’arrière comme à l’avant, où l’utilisation d’un éclairage à diodes procure une visibilité exceptionnelle en conduite nocturne. Quel dommage que la caméra de marche arrière ne soit pas mieux protégé des salissures de la route, ce qui oblige à la nettoyer constamment. 

L’utilisation d’une batterie plus puissante, donc plus grosse, a obligé le constructeur à sacrifier l’habitabilité qui fait de la Prius Prime une 4 places dont le coffre arrière est aussi malmené avec des dimensions réduites. 

Toyota Prius Prime 2017
Toyota

 

Dans mon esprit, vaut mieux avoir une banquette arrière spacieuse pour deux personnes qu’une pouvant recevoir trois passagers serrés comme des sardines.

La Prime n’est en aucun temps une voiture de performance et il faut la conduire parcimonieusement, une attitude qui fera de vous un conducteur avisé et économe. D’autres pourraient faire mieux, mais la présence du blason Toyota sur la voiture est un gage de fiabilité que personne  d’autre ne saurait égaler.