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Patrik Laine l’étoile blessée

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Photo AFP Patrik Laine est demeuré étendu sur la glace après avoir été durement frappé par Jake McCabe.

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WINNIPEG | Les Jets de Winnipeg ont reçu les Flames de Calgary au MTS Centre lundi. C’était un choc entre deux équipes des Prairies et deux équipes qui se battront pour une place en séries dans l’Ouest. De la dizaine de questions avant le match, Paul Maurice n’a jamais parlé de la rivalité entre les deux formations, concentrant ses réponses sur Patrik Laine et sa commotion cérébrale.

À Winnipeg, Laine représente un don du ciel. Depuis Teemu Selanne, il est de loin le joueur le plus excitant à porter les couleurs des Jets. Et il n’a que 18 ans.

«Depuis le retour des Jets à ­Winnipeg, nous avons toujours eu de la difficulté à attirer de grands noms sur le marché des joueurs autonomes, a rappelé le capitaine, Blake Wheeler. Le repêchage est la meilleure solution pour construire notre équipe. Nous avons reçu un immense cadeau.»

Laine ne jouera pas contre le ­Canadien, mercredi soir à Winnipeg. Frappé en plein centre de la glace par le défenseur Jake McCabe, des Sabres, lors du match de samedi dernier, le Finlandais s’absentera pour une durée indéterminée en raison d’une commotion cérébrale.

«Tu ne peux pas remplacer un gars comme Laine, a mentionné le vétéran attaquant des Jets Mathieu Perreault. Mais, nous devrons ­trouver des façons de gagner.»

Au premier match sans Laine, les Jets ont blanchi les Flames 2 à 0 grâce à un jeu blanc de 31 arrêts de Connor Hellebuyck.

invité au match des étoiles

À l’image d’Auston Matthews, un autre phénomène avec les Maple Leafs de Toronto, Laine a reçu son billet pour une participation au week-end des étoiles qui se déroulera du 27 au 29 janvier à Los ­Angeles.

« Nous espérons pour lui qu’il y sera, a dit Maurice à la veille du match contre le CH. C’est tout un honneur pour un aussi jeune joueur. Il le mérite pleinement. À trois contre trois, il donnera un très bon spectacle.

«Pour lui, cette sélection au match des étoiles n’arrive pas comme une surprise, a poursuivi l’entraîneur en chef des Jets. Je reviens souvent à sa citation en début de saison où il disait qu’il voulait simplement gagner un poste avec les Jets. Il était sérieux quand il parlait ainsi. Patrik a une grande confiance, mais il est aussi très humble. Je sais qu’il ne veut pas juste être bon, il veut être très bon.»

Dans le moule d’Ovechkin

Sélectionné immédiatement après Matthews au dernier repêchage, Laine a rapidement trouvé ses repères avec les Jets. L’ailier droit de 6 pi 5 po et 206 lb a marqué à son premier match dans la LNH. C’était contre les Hurricanes de la Caroline.

Il a réussi un tour du chapeau à son quatrième match avec les Jets. C’était contre Matthews et les Leafs pour ajouter à l’exploit. À son 11e match, contre les Stars, il a obtenu un deuxième tour du chapeau.

Avant de se blesser, l’ailier originaire de Tampere dominait les recrues avec 37 points (21 buts, 16 passes) en 43 matchs.

«Il a déjà l’un des meilleurs tirs de la LNH, si ce n’est pas le meilleur, a affirmé Nikolaj Ehlers, qui a joué plusieurs matchs au sein de son trio. Ce n’est plus un secret, Patrik peut battre un gardien d’un peu partout sur la patinoire.»

«Pour un gardien, c’est pratiquement impossible de bien lire son tir, a renchéri Connor Hellebuyck, le gardien numéro un des Jets. Tu ne sais jamais quand il va dégainer. Il opte parfois pour un tir d’une longue distance dans un angle restreint, mais il trouve un petit coin pour te déjouer. J’ai souvent été sa victime lors de nos entraînements.»

Au dernier Championnat du monde en Russie et quelques jours avant le repêchage à Buffalo, Laine avait dit à plusieurs reprises qu’il avait toujours calqué son jeu sur ­celui d’Alex Ovechkin, des Capitals de Washington.

«Il me fait vraiment penser à Ovechkin, a dit Perreault en parlant du jeune prodige des Jets. J’ai joué avec Alex à Washington. Patrik est un gars assez tranquille. Il reste parfois silencieux pendant un match, mais dès qu’il obtient une chance de marquer, la rondelle se retrouve dans le filet. Il est encore meilleur que ce que je pouvais imaginer.»

 

 

Un simple accident

 

Paul Maurice connaît la scène de la mise en échec de Jake McCabe contre Patrik Laine par cœur. Pour les Jets, ce jeu pourrait faire basculer leur saison.

Avec un Laine à l’infirmerie pour une longue période, ils ­auraient moins de chances de participer aux séries.

À la veille de la visite annuelle du Canadien au Manitoba, Maurice a encore une fois parlé du coup de McCabe, survenu dans la défaite de 4 à 3 face aux ­Sabres, samedi à ­Winnipeg.

«J’ai regardé cette mise en échec environ 8000 fois, a-t-il lancé. Ce n’était pas une mise en échec si violente, a-t-il continué. Mais le point d’impact l’était puisque c’était tête contre tête. Si les têtes avaient été dans un angle différent, nous n’en parlerions pas aujourd’hui.»

Maurice est catégorique sur un autre point. Même s’il veut protéger le mieux possible ses joueurs des possibles commotions cérébrales, l’entraîneur en chef des Jets n’aimerait pas voir les dirigeants de la LNH abolir les mises en échec dans le centre de la ­patinoire.

«Si McCabe l’avait assommé avec son épaule ou son coude ou s’il avait sauté pour le ­frapper, j’aurais un ­discours différent. ­J’aurais possiblement ­milité pour une suspension de 20 rencontres. Mais ce n’était pas le cas. Les mises en échec font partie du hockey et c’est un aspect important du jeu. Je crois juste qu’il s’agissait d’un accident. Je ne veux pas qu’on élimine les mises en échec dans le centre de la patinoire. Vraiment pas.»

Un mot sur Radulov

Avant de revenir derrière le banc des Jets lors de la saison 2013-2014, Maurice a ­dirigé pendant une ­saison le Metallurg de ­Magnitogorsk dans la KHL. C’était en 2012-2013, lors du dernier lock-out dans la LNH.

À Magnitogorsk, ­Maurice a eu l’occasion d’affronter à quelques reprises Alexander ­Radulov, alors avec le CSKA de ­Moscou.

«Il y a quelques joueurs dans la KHL qui devraient se retrouver dans la LNH, a-t-il dit. Je respecte le fait qu’ils veulent jouer dans leur pays. Ils en retirent une grande fierté. Radulov avait toutefois le désir et la passion de revenir dans la LNH. Et il a choisi une ville parfaite pour lui.»

«Quand tu joues dans un marché où chacune de tes présences est scrutée à la loupe, il faut beaucoup de passion pour y survivre. Dès son arrivée à Montréal, il y avait de la pression sur ses épaules. Je crois qu’il carbure à cette ­pression.»