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Sur les traces de Marchessault?

Gourde veut s’inspirer du parcours du joueur des Panthers de la Floride

Yanni Gourde, qui défend les couleurs du Crunch de Syracuse, dans la Ligue américaine, a toujours espoir d’accéder à la Ligue nationale, à l’image
de Jonathan Marchessault.
Photo courtoisie Scott Thomas et d’archives Yanni Gourde, qui défend les couleurs du Crunch de Syracuse, dans la Ligue américaine, a toujours espoir d’accéder à la Ligue nationale, à l’image de Jonathan Marchessault.

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Jonathan Marchessault représente l’une des belles surprises dans la Ligue nationale de hockey depuis le début de la saison. Avec sa patience, son travail et sa détermination, le Québécois est parvenu à obtenir un poste à temps plein avec les Panthers de la Floride. Son parcours inspire d’autres joueurs qui aimeraient suivre ses traces.

Parmi ceux-là, on retrouve Yanni Gourde, qui joue actuellement avec le Crunch de Syracuse, le club-école du Lightning de Tampa Bay.

«Son histoire est incroyable, explique Gourde, qui a joué avec Marchessault pendant une saison et demie dans la Ligue américaine. Il est en train de prouver qu’il a joué trop longtemps dans la Ligue américaine alors qu’il connaît du succès dans la LNH.

«J’ai vu des joueurs avec plus de talent que lui qui n’ont pas été capables de faire ce qu’il a réalisé.»

Le rendement de Marchessault donne à Gourde une source d’espoir pour la suite de sa propre carrière, car il existe plusieurs similitudes entre les deux Québécois.

Tout d’abord, ils ont le même gabarit. Ils mesurent tous les deux 5 pi 9 pouces et pèsent à peine 175 lb.

Jonathan Marchessault
Photo AFP
Jonathan Marchessault

Malgré leurs succès dans la LHJMQ, ils n’ont jamais été repêchés par une formation de la LNH. Ils ont signé un contrat dans la Ligue américaine lorsqu’ils ont terminé leur stage chez les juniors.

Ils ont trimé dur dans les ligues mineures avant d’obtenir une première chance dans le circuit Bettman.

Cependant, l’an dernier, Marchessault a forcé la main du Lightning, qui l’a gardé pour la deuxième moitié de la saison et les séries éliminatoires. C’est à ce moment qu’il a pris son envol.

«J’essaye de me voir dans ses patterns, explique Gourde. Il n’y a pas de doutes que son parcours est inspirant.

«Moi aussi j’aimerais être en mesure de prouver ma valeur réelle.»

Dans la bonne direction

Il est sur la bonne voie puisqu’il a été rappelé par le Lightning pour deux rencontres dans les derniers jours de 2016.

«Mon objectif serait de monter avec le grand club en deuxième moitié et d’y demeurer jusqu’à la fin de la saison, mentionne Gourde. Par contre, j’y vais un jour à la fois, sinon tu peux te perdre dans les nuages.

«Quand j’obtiens un rappel, je tente simplement d’apprécier le moment présent ou lieu de me stresser avec le fait que je pourrais être rétrogradé dans la LAH.»

Au match des étoiles de la LAH

Avec une récolte de 26 points en 31 rencontres, Gourde sera l’un des trois représentants du Crunch au match des étoiles de la LAH, le 30 janvier à Lehigh Valley.

Le défenseur Matt Taormina et l’entraîneur-chef Benoît Groulx sont les deux autres.

«Je suis vraiment content de cet honneur parce qu’il y a plusieurs bons joueurs dans la LAH, souligne-t-il. Je suis excité.»

Dans le meilleur des mondes, ce serait sa dernière présence à cette rencontre. Pas en raison d’un mauvais rendement, mais bien parce qu’il se sera taillé un poste régulier dans la LNH.

 

Questions en rafale

Quelle est la pire ville dans laquelle tu as évolué dans les rangs professionnels?

«Je dirais Glen Falls, où les Flames d’Adirondack (club-école de Calgary) ont évolué pendant une seule campagne. Je suis bien content de ne plus y aller.»

Quel est le pire aréna dans lequel tu as joué?

«Encore une fois, je dirais celui de Glen Falls.»

Quel est le gardien qui t’a donné le plus de fil à retordre au cours de ta carrière?

«Antoine Bibeau, des Marlies de Toronto. Je ne me souviens pas d’avoir marqué un but contre lui même si j’ai eu plusieurs bonnes chances de marquer. Il est ­vraiment bon.»

Quel est le défenseur le plus difficile à battre?

«Mark Barberio, des IceCaps de St. John’s (actuellement avec le Canadien). Il est tellement un bon patineur qu’il est difficile à contourner.»

Quels sont ta ville et ton aréna de prédilection dans la Ligue américaine?

«Pour la beauté de la ville, je dirais St. John’s. J’adore aller jouer à Utica, car nous avons une grande rivalité contre cette équipe.»

 

La constance, la clé du succès

 

Après avoir connu une dernière saison faste avec les Tigres de Victoriaville, Yanni Gourde a frappé un mur à son arrivée chez les professionnels.

«Ce qui a été très difficile, c’était d’afficher la même constance que dans la LHJMQ, affirme Gourde, qui en est à sa cinquième campagne dans les ligues mineures. Je pouvais disputer d’excellents matchs, mais c’était dur de les coller.

«Je m’étais mis beaucoup de pression sur les épaules lors de ma première saison. Toutefois, ça ne servait à rien.»

C’est à ce moment qu’il a modifié sa manière d’analyser son rendement.

«Tu dois jouer de la bonne façon, ajoute-t-il. Tu ne dois pas tricher. Si tu le fais, tu n’en sortiras jamais gagnant.

«Je me suis concentré sur mon jeu défensif tout en commettant moins de revirements. Ça m’a surtout permis de gagner en confiance. Dans ce temps-là, c’est facile de jouer au hockey.»

La réputation de Groulx

Au début de la saison, les joueurs du Crunch de Syracuse ont fait connaissance avec un entraîneur précédé d’une réputation de dur: Benoît Groulx.

«Ça va super bien avec lui, affirme Gourde. C’est sûr que Benoît est très exigeant et il est très pointilleux sur les détails.

«Par contre, si tu travailles fort, il va te retourner l’ascenseur.»

En date d’aujourd’hui, le Crunch (18-9-1-5) est au cinquième rang de l’Association de l’Est de la LAH. Si la tendance se maintient, Gourde prendra donc part aux séries éliminatoires pour seulement la deuxième fois chez les professionnels.

«Comparativement au junior, où c’est presque automatique, ce n’est pas aussi facile d’y participer à ce niveau», répond l’athlète originaire de Saint-Narcisse, en Beauce.

«Pour moi, c’est important d’avoir une bonne année en tant qu’équipe. J’aimerais gagner un championnat. C’est mon objectif ultime.»

Gourde est affamé. Il n’a pas savouré de conquête depuis son passage dans la catégorie bantam CC, alors qu’il avait mis la main sur la coupe Dodge.

Un titre de la coupe Calder lui permettrait d’ajouter un élément intéressant à son curriculum vitæ, lui qui devient joueur autonome sans restriction au terme de la présente saison.

 

Dans le calepin...

Les IceCaps de St. John’s se sont très bien tirés d’affaire lors de leur long voyage de 10 rencontres à l’étranger. La troupe de Sylvain Lefebvre a maintenu une fiche de 5-2-3 malgré le rappel de plusieurs joueurs par le Canadien durant cette période. Ils pointent actuellement au huitième rang de l’Association de l’Est (18-14-3-1), mais plusieurs équipes ont des matchs en main sur eux.

Pendant ce temps, certaines rumeurs rapportent que Dominique Ducharme et Joël Bouchard seraient sur les rangs pour devenir le premier entraîneur-chef du Rocket de Laval, qui fera ses débuts la saison prochaine. Pourtant, Sylvain Lefebvre fait des miracles avec les IceCaps, décimés par les blessures et les rappels depuis deux saisons. De plus, quand les joueurs obtiennent un essai avec le Canadien, ils sont en mesure de faire le boulot.

Dans un autre ordre d’idées, comme c’est le cas chaque année, il y a eu beaucoup de mouvements de personnel dans la Ligue junior AAA du Québec durant la période des Fêtes. Parmi les 15 transactions effectuées depuis le 27 décembre, la plus importante a fait passer le meilleur marqueur du circuit, Joël Caron, des Montagnards Sainte-Agathe aux Inouks de Granby. Les Cobras de Terrebonne, encore très actifs avec sept transactions, ont mis la main sur l’attaquant de 20 ans William Gignac.

Dans la Ligue midget AAA, ce sont huit joueurs qui finiront leur campagne respective dans la LHJMQ. Les Gaulois d’Antoine-Girouard et les Cantonniers de Magog ont été les plus touchés avec le départ de deux athlètes chacun.