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Une femme de 58 ans brave le froid pour trouver un emploi

La technicienne en comptabilité montre sa pancarte dans le quartier industriel

job blainville
Photo collaboration spéciale, Isabelle Houle Lise Ouimet, 58 ans, n’a pas eu peur des -20°C d’hier matin et s’est rendue avec sa pancarte dans le parc industriel de Blainville.

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Une technicienne en comptabilité de 58 ans n’a pas hésité à braver le froid hier matin pour offrir ses services, pancarte à la main, dans le parc industriel de Blainville.

Lise Ouimet a quitté son emploi à Montréal en décembre afin de s’en trouver un nouveau plus près de chez elle. Armée d’une affiche où l’on peut lire «Emploi. J’ai besoin de vous, vous avez besoin de moi. Comptabilité», elle s’est installée dès 7 h 30 hier matin par -20°C dans un quartier industriel.

Elle dansait et saluait des gens à l’angle de la rue Omer-Deserres et du boulevard Industriel.

Le téléphone n’a pas tardé à sonner. Déjà au début de l’après-midi, elle avait reçu sept appels et avait déjà une entrevue de planifiée.

«J’ai choisi de me faire voir dans les parcs industriels où sont les entreprises et où passent les travailleurs. Je n’aurais toutefois jamais pensé être si populaire», soutient-elle.

Innover

Technicienne comptable depuis près de 35 ans, cette mère de deux enfants a voulu prendre les choses en mains et trouver un poste qui lui convient mieux. «Je ne voulais plus être prise dans la circulation et j’avais besoin d’un climat de travail sain et respectueux. Je me suis dit que j’allais trouver une façon originale de me faire connaître. À ma connaissance, personne n’a encore osé s’afficher comme ça au bord de la rue. Je me suis même demandé si j’avais le droit. Un policier m’a saluée, alors j’ai compris que je pouvais», raconte-t-elle.

Lise Ouimet dit ne pas connaître les réseaux sociaux, ne fréquente ou n’utilise ni Twitter ou Facebook.

Pourtant, une personne qui passait par là a décidé de publier des photos d’elle et de son affiche sur son profil Facebook. Cette image aura été partagée près de 200 fois.

«J’avais mon idée, je voulais faire différent alors je me suis dit: “Beau temps, mauvais temps, j’attaque!” J’aurais l’air d’une clown ou d’une personne déterminée. Je suis contente de voir que les gens sont si gentils. Pour la première journée, j’ai reçu beaucoup de soutien,» ajoute-t-elle.

Mme Ouimet compte revenir à la charge et brandir son affiche jusqu’à vendredi.

Elle souhaite travailler près de chez elle, à temps plein, idéalement quatre jours par semaine. Elle souhaitait par le fait même, faire sourire les automobilistes en ce début d’année. «On m’a beaucoup appuyée et ça met de bonne humeur!»