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La Côte-Nord retrouve ses charcuteries préférées

Disparues depuis juin 2014, les alouettes Johnny Stéa seront de retour dans les épiceries de la Côte-Nord à la fin du mois.
Photo Courtoisie Rose-Marie Stéa Disparues depuis juin 2014, les alouettes Johnny Stéa seront de retour dans les épiceries de la Côte-Nord à la fin du mois.

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Le retour des alouettes Johnny Stéa réjouit les Septiliens, qui sont nombreux à avoir hâte de revoir sur leur table ces roulés de bœuf et bacon assaisonnés d’un mélange secret d’épices.

Ces charcuteries cuisinées avec soin par un immigrant italien établi à Sept-Îles depuis 65 ans, ont fait le délice des gens de la Côte-Nord pendant plusieurs décennies avant de disparaitre. Un couple de Sept-Îles relance la production.

Histoire d’une recette

Giovanni Johnny Stéa a d’abord travaillé pour la minière Iron Ore lors de son arrivée sur la Côte-Nord au début des années 1950. En raison des froids intenses, il est entré dans les bâtiments de la compagnie pour offrir ses services à la cuisine. Son talent a été vite apprécié et on lui a demandé de devenir chef-cuisinier.

À 83 ans, Johnny Stéa enseigne les recettes de ses charcuteries au couple qui relance son entreprise.
Photo Courtoisie Rose-Marie Stéa
À 83 ans, Johnny Stéa enseigne les recettes de ses charcuteries au couple qui relance son entreprise.

Fondée en 1957, la Boucherie Alouettes Johnny Stéa a fermé en 2014. Le propriétaire a développé la recette des alouettes en expérimentant dans sa cuisine. Ne trouvant pas de relève dans sa famille, il a pris sa retraite en s’assurant de conserver ses équipements pour une éventuelle reprise.

Enfin de la relève

Josée Beaudin et Mathieu Blouin ont racheté l’usine de produits cuisinés de la rue Maltais à Sept-Îles et pris une entente avec la famille Stéa pour offrir la recette originale. Ils proposeront des alouettes au bœuf bientôt, puis au poulet, ainsi que des saucisses, toujours avec la recette originale commercialisée par Johnny Stéa.

Âgé de 83 ans, Monsieur Stéa a préparé lui-même vendredi les épices des premières alouettes 2017, qui seront vendues en épicerie à la fin du mois. Sa fille Rose-Marie Stéa a roulé les viandes.

«Nous apprécions beaucoup l’implication de la famille Stéa, qui nous lègue une entreprise en nous formant, soutient Mathieu Blouin. Je ne sais pas qui est le plus content. La famille Stéa qui voit renaître des produits appréciés, moi et Josée qui démarrons une entreprise dans de bonnes conditions ou les gens de la Côte-Nord qui ont hâte de retrouver ces plats uniques.»

La famille Stéa est très fière de l’œuvre de Giovanni, devenu Johnny en débarquant en Amérique. Elle veut bien que les alouettes et les saucisses gardent le nom du chef-cuisinier qui les a créés. «Nous ne souhaitons pas que les gens soient déçus. On nous parle des alouettes depuis la fermeture et la nouvelle production va goûter exactement comme la précédente», assure Rose-Marie Stéa.