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Le Lexus NX 2017: Beaucoup plus qu’un style

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Les VUS compacts, aussi pratiques soient-ils, m’ont toujours laissé de glace. Trop lourds et trop hauts sur pattes, ils offrent un comportement routier souvent démesurément aseptisé.

Toutefois, après deux semaines passées au volant du Lexus NX dans les pires conditions routières que le Québec a à nous offrir, je dois avouer que je commence à comprendre les automobilistes qui se laissent séduire par ces petits camions.

Et visiblement, je ne suis pas le seul. Les VUS compacts de luxe comme le NX gagnent en popularité en Amérique du Nord, et la tendance ne semble pas sur le point de s’effriter.

Lexus NX 2017

 

La guerre aux Allemands

Bien avant le NX, il y avait des modèles déjà bien établis dans cette catégorie. Des modèles principalement allemands comme l’Audi Q5 et le Mercedes-Benz GLK, devenu GLC. Flairant la bonne affaire, Lexus s’est finalement décidée à y faire son entrée il y a déjà deux ans.

Ainsi naissait le NX, un VUS qui peut difficilement passer inaperçu. Faut dire qu’avec une telle calandre, Lexus a travaillé fort pour que ses produits fassent tourner les têtes. Peut-être un peu trop fort, diront certains.

Mais au-delà de ses allures de carte de mode, le NX s’est avéré un véhicule franchement pratique durant ma période d’essai. Avec 500 litres d’espace de chargement dans le coffre (plus de 1500 litres une fois les sièges arrière rabattus), l’espace ne manque pas pour un VUS de cette taille.

Et sur la route, le système à quatre roues motrices m’a sincèrement impressionné. À ce chapitre, Lexus est loin d’avoir la renommée d’Audi ou de Subaru, mais le NX n’a pas grand chose à envier à ses compétiteurs.

Et en plus de tout ça, le VUS nippon jouit de la réputation de fiabilité indestructible de son constructeur. Et ça, c’est un aspect qui joue indéniablement en sa faveur. Parce que chez les fabricants allemands, disons que les bris sont statistiquement pas mal plus fréquents.

Lexus NX 2017

 

Un habitacle démodé

À l’intérieur, les choses se gâtent un peu. Même si le modèle n’a que deux ans, son habitacle semble déjà complètement démodé. En fait, même lors de son lancement, je me souviens avoir critiqué l’ergonomie générale de ce véhicule. On cherche constamment les boutons parmi une console beaucoup trop chargée.

Et quand vient le temps d’utiliser le système d’infodivertisement, c’est encore pire. Contre-intuitif de A à Z, l’ordinateur de bord du NX est le parfait exemple de tout ce qu’un utilisateur veut éviter. Même les tâches les plus simplistes, comme l’ajout d’une destination au GPS, deviennent un véritable fardeau. Vraiment, il faut que ce soit revu.

Lexus NX 2017

 

Outre cette ergonomie déficiente, l’habitacle est composé de matériaux d’une qualité exemplaire. Ça, on ne peut pas l’enlever au NX. Même chose pour le confort des sièges, à l’avant comme à l’arrière.

Reste que la complexité de l’habitacle vient miner l’expérience à bord, surtout pour le conducteur. On s’habitue, c’est certain, mais opérer les commandes d’un véhicule ne devrait pas être aussi sorcier. Surtout dans un VUS de plus de 50 000$...

Lexus NX 2017

 

Deux moteurs, deux personnalités

Sous le capot, le Lexus NX que j’ai mis à l’essai, le 200t, était équipé d’un moteur turbo à quatre cylindres de 2,0 litres développant 235 chevaux et 258 livres-pied de couple. Il s’agit d’ailleurs du tout premier modèle de l’histoire de Lexus à utiliser une mécanique turbocompressée.

Le résultat est assez concluant merci. Le moteur ne manque jamais de souffle et propose des accélérations qui n’ont rien à voir avec ce qu’on s’imagine d’un VUS. La capacité de remorquage de 2000 livres ne révolutionne rien, mais on demeure dans les normes de la catégorie.

Comme pour beaucoup de ses modèles, Lexus offre aussi son NX en version hybride, le 300h, où le moteur de 2,5 litres propose une écurie de 194 chevaux.

Pour l’avoir déjà essayée, je peux vous confirmer que l’agrément de conduite de cette version est pas mal moins présent. Au moins, le 300h se rattrape avec une consommation d’essence annoncée de 7,1 L/100 km en ville et de 7,7 L/100 km sur route.

Avec le moteur turbo, ma moyenne de consommation a frôlé le 11 L/100 km avec un bon mélange d’autoroute et de conduite urbaine. C’est ordinaire.

Peu importe sa version, le Lexus NX se démarque par un style bien à lui. Mais ne vous méprenez pas, ce VUS a beaucoup plus à offrir qu’un design atypique. C’est un véhicule au comportement routier exemplaire et la réputation de fiabilité de son fabricant est solide comme le roc.

Si Lexus retravaillait l’intérieur, on pourrait réellement parler d’un champion dans sa catégorie. En attendant, Audi continue de vendre des Q5 comme des petits pains chauds...


Fiche technique

Nom : Lexus NX 200t 2017
Prix de base : 43 390$
Prix du modèle à l’essai 57 821$
Configuration : Véhicule à quatre roues motrices avec motorisation à l’avant
Mécanique : Moteur à 4 cylindres de 2,0 litres turbocompressé
Puissance/couple : 235 ch/ 258 lb-pi
Transmission : Automatique à six rapports
Consommation d’essence annoncée : 10,6 L/100 km (ville) 8,4 L/100 km (route)
Consommation d’essence observée : 10,9 L/100 km
Garantie de base : 4 ans/80 000 km
Concurrence: Audi Q5, BMW X3, Mercedes-Benz GLC, Porsche Macan