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Malgré le scandale, Volkswagen, numéro un mondial?

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Depuis septembre 2015, soit près de seize mois à nager dans un scandale qui n’est pas toujours terminé et en dépit de ventes médiocres sur notre grand marché, le groupe VAG (Volkswagen Audi Group) serait sur le point de dépasser l’actuel numéro un mondial, Toyota !

La raison ? Les fortes ventes de VW sur le plus grand marché du globe, la Chine!

Toutes marques du groupe VAG confondues, les ventes atteindraient les 10,31 millions d’unités en 2016. C’est 3,8 % mieux qu’en 2015 lorsque Volkswagen était tout proche du volume des ventes du japonais. Et le mois dernier, VW a très bien terminé l’année avec 11,8 % de gain par rapport au même mois en 2015.

En attente de Toyota et GM

Voilà un exemple tangible de l’importance de diversifier les marchés. Et si on ne connaît pas à ce moment-ci le véritable numéro un mondial, c’est que les Toyota et GM n’ont pas encore livré l’ensemble de leurs ventes pour l’année 2016.

En 2015, Toyota avait pris la tête avec 10,15 M d’unités, VW suivait avec 9,93 M et GM tout près avec 9,8 M. À quelques milliers près, le classement peut basculer entre ces trois géants de l’automobile.

VW a donc vendu selon les données d’Associated Press plus du tiers de ses véhicules en sol chinois, soit presque 4 millions de véhicules.

Comble d’ironie, c’est que tout cela se passe alors que VW a accepté de régler pour 15 G $US son contentieux avec les autorités fédérales américaines, que de hauts responsables se font toujours arrêter – le dernier en date cette semaine, Oliver Schmidt, ex-directeur principal en conformité environnementale chez VW USA – et que le groupe avait abandonné son l’objectif de ravir à Toyota le titre de premier constructeur mondial. Un plan planifié par l’ex-PDG Martin Winterkorn, mais relégué aux oubliettes par le nouveau PDG Matthias Mueller. Toyota avait de son côté admis que le titre de numéro un mondial n’était pas un objectif en soi.

Les autres marques en renfort

Autre élément révélé par le NYT, les marques Skoda et Seat ont aidé le groupe VAG avec de bonnes ventes sur le marché européen, tandis que Audi et Porsche n’ont pas été affectées par le scandale des moteurs TDI truqués. Et sur le marché chinois, le scandale diesel n’a pas eu de prise alors que VW construit là-bas avec d’importants partenaires locaux des modèles dédiés pour le marché de masse.

Une tuile de 4,3 milliards $

Des ventes élevées ne veut pas nécessairement dire profits. Chez VAG, seules les marques Audi et Porsche brillent dans la colonne «rentabilité». Un cas de figure qui se répète ailleurs où les coûts élevés sont chroniques, permanents.

Parlant de coûts, une autre tuile s’abat sur VAG, une de 4,3 G $US, soit le montant de la pénalité du plaidoyer de culpabilité pour conspiration pour commettre une fraude, pour avoir outrepassé la loi Clean Air Act et fait obstruction aux lois américaines. Une amende qui s’ajoute aux 15 G$ cités précédemment.