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L’UPAC perquisitionne une résidence à Boucherville

L’ex-patron du Centre multifonctionnel Francine-Gadbois est visé

Perquisition UPAC
Photo Chantal Poirier Les policiers rattachés à l’UPAC ont perquisitionné mercredi matin la résidence de l’ex-directeur général du Centre multifonctionnel de Boucherville, soupçonné de détournement de fonds publics.

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L’Unité permanente anticorruption (UPAC) a perquisitionné mercredi chez l'ex-patron d'un organisme lié à la Ville de Boucherville et soupçonné d’avoir détourné des fonds publics, a appris notre Bureau d’enquête.

Les policiers ont mené une opération sur la rue Jean-Deslauriers au domicile de Marc Girard, ex-directeur général du Centre multifonctionnel Francine-Gadbois.

Girard, qui travaillait pour cette organisation depuis 2005, a été congédié le 31 août dernier.

Peu avant, la Ville de la Rive-Sud de Montréal avait décelé des irrégularités dans la gestion du centre et transmis une plainte à la police de Longueuil.

À Boucherville, la gestion du centre multifonctionnel est particulière parce qu'elle a été confiée à un organisme à but non lucratif depuis sa construction en 2001.

La Ville possède le bâtiment situé sur la rue Lionel-Daunais et elle en est la principale locataire et utilisatrice, surtout pour des activités sportives et culturelles, dont des spectacles.

Confié à un OBNL

Mais elle laisse à la Corporation du centre multifonctionnel de Boucherville le soin d'en tirer les ficelles au quotidien. L'OBNL est chapeauté par un conseil d'administration où siègent un membre du Conseil municipal et un représentant de la Ville.

C'est ce conseil d'administration que dirigeait jusqu'à récemment Marc Girard.

«On ne commentera pas davantage vu que l'enquête est en cours. On va laisser la police faire son travail», s'est limitée à dire la directrice des communications de Boucherville, Julie Lavigne.

« Motifs sérieux »

En septembre, la Ville avait publié un communiqué dans lequel elle évoquait des «motifs sérieux quant à des irrégularités en regard de la gestion du centre».

On ne connaît pas encore l'ampleur des sommes qui auraient été détournées, et aucune accusation criminelle n’a encore été déposée dans cette affaire.

L’UPAC n’a pas voulu faire de commentaire. La porte-parole Anne-Frédérick Laurence a seulement confirmé qu’une perquisition était en cours relativement à une enquête.