/news/currentevents
Navigation

Il dit avoir été victime de profilage de la part de 728

La Ville attendra la décision en déonto avant d’agir

Stephanie Trudeau au palais de justice de Montréal
Archives Journal de Montréal Stéfanie Trudeau alias «Matricule 728»

Coup d'oeil sur cet article

Montréal attendra la décision en déontologie avant de répondre aux recommandations de la Commission des droits de la personne, qui suggère de verser 40 000 $ à un homme disant avoir été victime de profilage racial de la part de Stéfanie Trudeau, alias matricule 728.

Julian Menezes soutient avoir subi une arrestation musclée en mai 2012 lors du conflit étudiant. Les policiers Stéfanie Trudeau et Constantinos Samaras, qui patrouillaient alors sur le Plateau, l’auraient rudoyé, en plus de le qualifier de «fucking Indian».

La Commission des droits de la personne entend déposer le dossier du professeur de l’Université McGill devant le tribunal dans les plus brefs délais.

Selon eux, Mme Trudeau devrait débourser 10 000 $ pour profilage racial, son partenaire 5000 $ pour ne pas être intervenu et la Ville 25 000 $, à titre d'employeur, en dommages moraux.

Sans réponse

La Ville avait jusqu’à vendredi pour répondre et tenter de régler le dossier à l’amiable, mais elle a préféré attendre d’avoir des nouvelles de son propre comité d’éthique.

Si la Commission de déontologie policière juge que les agents ont mal agi, «cela pourrait avoir une influence sur notre réflexion quant à la possibilité de dédommager M. Menezes», a indiqué Gonzalo Nunez, porte-parole de la Ville.

Jugeant que matricule 728 et son ancien partenaire ont usé d’une force excessive et fait subir «une sorte de torture» à M. Menezes, le Centre de recherche-action sur les relations raciales a accueilli les résolutions de la Commission avec beaucoup d’enthousiasme.

«C’est un manque flagrant de considération pour le bien-être d’un citoyen. C’est déplorable», a indiqué Fo Niemi, directeur général du Centre.

Conduite dangereuse

Après avoir été menotté, le professeur soutient avoir été «jeté» à l’arrière d’une autopatrouille. Stefanie Trudeau, qui était derrière le volant, aurait conduit de façon dangereuse et aurait freiné brusquement à plusieurs reprises.

Selon le plaignant, elle aurait conduit ainsi pour que sa tête heurte la paroi de plexiglas qui sépare l’avant et l’arrière du véhicule, ce qui est arrivé. L’homme dit avoir subi des blessures.

M. Menezes aurait finalement été déposé dans le nord de la ville avec une contravention de 146 $.