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Défi végane: après 1 semaine, je résiste toujours

Défi végane: après 1 semaine, je résiste toujours
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Soyons honnêtes; les 2 premières journées ont été difficiles. Comme une débutante, j’ai sauté dans les grandes recettes de légumineuses sans habituer mon corps à ces petits haricots protéinés, mais tellement ballonnants.

Soyons honnêtes; les 2 premières journées ont été difficiles. Comme une débutante, j’ai sauté dans les grandes recettes de légumineuses sans habituer mon corps à ces petits haricots protéinés, mais tellement ballonnants.

J’ai poursuivi ma quête, déterminée à ne pas me laisser décourager par ce petit obstacle gazant. Aujourd’hui, sept jours plus tard, je me sens bien. Très bien, même.

Je me sens reposée, énergique et plus concentrée. Je n’ai plus de ballonnements et je me sens bien dans mon corps. Le compteur de mon pèse-personne affiche même 2 livres en moins!

Il faut toutefois que je mentionne que je ne consomme plus d’alcool depuis le 1er janvier, car après une brosse de 7 jours du temps des fêtes, mon foie m’a gentiment demandé de lui donner du repos.

Est-ce que ma sobriété joue sur mon état? Possiblement. Pour en avoir le coeur net, j’ai presque envie de poursuivre le défi après le 29 janvier et réintégrer l’alcool à ma routine... Mais on traversera le pont rendu à la rivière, comme on dit.

J’aime bien garnir mon frigo de plats cuisinés le dimanche pour ne pas avoir à cuisiner pendant la semaine. J’ai donc mangé toute la semaine mon potage de patates douces ainsi que mes désormais célébrissimes bols du Buddha. J’ai aussi varié quelques soirs avec des craquelins, un végépâté du marché, du houmous et des crudités.

 

Vendredi, après une nuit d’insomnie et quelques péripéties plutôt assommantes pendant la journée, j’avais besoin de réconfort. J’avais besoin de me rouler en boule dans un coin et qu’on me flatte les cheveux en me répétant que «c’est correct».

Ça arrive parfois même dans la vie des omnivores; une journée de marde, c’est une journée de marde. Végétalien ou pas. J’ai donc cuisiné un mac & cheese au brocoli.

N’ayez crainte, j’ai compris les fondements du végétalisme; il n’y avait aucun fromage ni produit laitier dans ce doux plat de consolation.

Au diable les calories, j’ai tout bouffé. Et je suis allée me chercher des bonbons pour dessert. SANS GÉLATINE!

Sachez que la gélatine est faite à base d’os et de peau d’animaux bouillis longtemps. Cherchez les bonbons faits à partir d’agar-agar ou de cire de carnauba et aucun animal ne sera maltraité pour combler votre dent sucrée.

Ne vous inquiétez pas pour moi, j’ai somnolé sur mon divan pour me réveiller le lendemain matin fraîche comme une rose, prête à affronter la vie et tous ses défis.

Ma douce maman m’emmenait magasiner dans un froid sibérien dans des entrepôts au nord de ma citadelle préférée.

C’est alors que s’est imposé un challenge; le dîner dans la foire alimentaire. Oh! OK... Disons que je n’étais pas étouffée par le choix. J’ai vu un petit resto asiatique qui servait une soupe de nouille udon végétarienne. J’ai donc demandé à la charmante caissière de quoi était fait le bouillon de la soupe V-É-G-É-T-A-R-I-E-N-N-E.

- C’est un bouillon de thon, me répond-elle tout sourire.

J’ai souri et je me suis éloignée du comptoir tranquillement.

Mes chers amis, le régime végétarien exclut toute chair animale. Aussi étonnant que cela puisse paraître, les poissons et les crustacés sont des animaux.

Ceux qui incluent la chair des animaux aquatiques dans leur régime végétarien sont des «pesco-végétariens». Voici donc un nouveau mot pour impressionner votre visite.

Bon. J’avais faim. Je me suis rapprochée de l’intendante qui avait sans doute le sourire figé par le froid et je lui ai demandé un bol de riz avec des légumes sautés. Parfait! Ça m’a coûté 8$ pour un bol bien rempli et c’était très savoureux.

Évidemment, on n’appellerait pas ça le «défi» végane s’il n’y avait pas quelques embûches. À certains moments, j’ai trouvé que l’aspect social manquait un peu.

Vendredi, dans cette journée maudite, mes collègues ont mangé du poulet rôti. J’ai un faible pour cette petite boîte jaune remplie de cholestérol. Ça sentait partout sur l’étage. C’est plate de ne pas être «dans la gang» et de ne pas manger la même chose que tout le monde.

Étonnement, c’est en grugeant mon pied de céleri que j’ai réalisé que je n’avais même pas envie de voler une seule petite frite.

J’étais correct avec ça. Et pour être honnête, je suis fière d’avoir résisté!

Ça fait une semaine que je n’ai pas consommé de produit animalier et ça ne me manque pas. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, je ne me sens pas faible, je ne suis pas devenue verte et je ne manque pas non plus de protéine.

J’ai vraiment envie de continuer.