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Maltraitance : les animaux mieux traités que les aînés, selon le Conseil de protection des malades

Résidences privées pour aînés
Photo courtoisie

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À l'heure actuelle, les animaux sont mieux traités que les aînés au Québec, déplore Paul Brunet du Conseil de protection des malades.

Aucune sanction pénale n'est prévue dans le projet de loi libéral sur la maltraitance envers les personnes âgées, à l'étude en commission parlementaire. M. Brunet exhorte la ministre Francine Charbonneau à donner plus de dents à son plan.

«Dans sa loi sur la protection du bien-être et de la sécurité des animaux, le gouvernement libéral, en 2015, a adopté une loi très sévère. Si vous êtes maltraitant envers des animaux, vous pouvez payer une amende jusqu'à 65 000 $. Jamais je ne croirai qu'on n'adoptera pas des sanctions pénales pour ceux qui maltraiteront nos personnes âgées!», s'est-il désolé mardi, de passage à l'Assemblée nationale.

911

La ministre Charbonneau rétorque qu'il existe déjà des mesures de protection des aînés. «On a la sécurité publique, on a le 911, on a le Protecteur du citoyen, on en a des mesures qui protègent nos gens, il faut arrêter de penser qu'il n'y a rien qui protège nos aînés», a-t-elle insisté, en marge des consultations sur le projet de loi 115.

Elle ajoute qu'il s'agit de personnes, pas d'enfants ou d'animaux.

Caquistes et péquistes réclament eux aussi une loi avec plus de mordant pour protéger nos aînés.

Le député caquiste François Paradis veut notamment inclure dans le texte de loi la dénonciation obligatoire des mauvais traitements aux personnes âgées.

À la lumière de ce qui se passe dans les CHSLD, le Québec «maltraite» ses aînés, estime pour sa part le député péquiste Harold Lebel. Il est d'avis lui aussi qu'il doit y avoir des sanctions pénales pour les gens trouvés coupables de mauvais traitements envers les personnes âgées.