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Intelligence artificielle : Après Google, Microsoft s'installe aussi à Montréal

Philippe Couillard en compagnie de Dominique Anglade, de Navdeep Bains, ministre du Développement économique du Canada et de Brad Smith, chef des affaires juridiques de Microsoft.
Photo Charles Lecavalier Philippe Couillard en compagnie de Dominique Anglade, de Navdeep Bains, ministre du Développement économique du Canada et de Brad Smith, chef des affaires juridiques de Microsoft.

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DAVOS, Suisse – Microsoft va embaucher 40 spécialistes de l’intelligence artificielle et donner 7 M$ à l’Université McGill et l’Université de Montréal pour la recherche dans ce domaine de pointe.

Le géant de l’informatique a annoncé la semaine dernière qu’il achetait l’entreprise montréalaise Maluuba, spécialisée en apprentissage profond, un ensemble de méthodes qui permettent aux ordinateurs de mieux comprendre les humains. La firme de Redmond a confirmé mercredi qu’elle doublera le nombre d’employés de l’entreprise de démarrage, qui atteindra 80.

«Il y a trois joyaux en intelligence artificielle à Montréal. Maluuba, qu’on a acheté, ainsi que les universités McGill et de Montréal, que nous allons soutenir financièrement», a affirmé Brad Smith, président et chef des affaires juridiques de Microsoft lors d’un point de presse en compagnie du premier ministre Philippe Couillard et du ministre fédéral du développement économique Navdeep Bains.

L’Université de Montréal aura la grosse part du gâteau et recevra 6 millions $ qui iront directement à l’Institut des algorithmes d’apprentissage de Montréal (MILA), dirigé par Yoshua Bengio. L’argent n’est pas lié à un objectif précis : «on veut que les chercheurs soient créatifs», a dit M. Smith.

Microsoft n’est pas le seul géant à s’intéresser aux travaux du professeur Bengio. Google a annoncé à la fin du mois de novembre qu’elle verserait une subvention de 4,5 millions au MILA. Google va aussi créer une division spécialisée en apprentissage profond à Montréal.

La métropole québécoise est considérée comme un centre mondial de la recherche dans ce domaine et elle compte plus d’une centaine de chercheurs qui travaillent sur ce sujet. «On s’attend à une croissance exponentielle dans ce secteur au cours des prochaines années», a affirmé le premier ministre Philippe Couillard au cours de cette rencontre.

«Quand une entreprise décide de faire un investissement qu’est-ce qu’elle regarde? On a l’habitude au Québec de se dire on a de l’hydroélectricité, des ressources naturelles de l’ingénierie. On a fait ça pendant des décennies. Mais ces entreprises regardent les gens, leur talent», s’est félicité M. Couillard. Il ne croit pas toutefois que cette nouvelle réalité économique soit incompatible avec la stratégique économique du Plan Nord.