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La vraie égalité hommes-femmes

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C’est devant une salle remplie à craquer que samedi, au Rialto, avait lieu la première représentation du film The Red Pill au Québec.

Les organisateurs nous ont dit que c’était la plus grande participation de toutes les présentations du film au Canada.

Quel beau pied de nez aux groupes soit-disant progressistes qui avaient appelé leurs membres à contacter le Rialto pour le menacer de boycott. (En fait, comme j’avais suggéré sur mon blogue à vous les lecteurs d’appuyer le Rialto, le cinéma a été inondé d’appels... positifs et encourageants. Merci de votre engagement...)

Et s'il n'y avait pas de manifestants/es devant le cinéma, c'est sûrement que toutes les forces vives de la Lutte contre le sale patriarcat étaient mobilisées, au même moment, à la manifestation anti-Trump...

Vous voulez nous dire ce qu’on a le droit de voir et de ne pas voir ? Vous voulez nous empêcher de nous faire notre propre idée sur ce film controversé ? Hé bien, on va vous montrer qu’on se moque de votre petite dictature de la pensée unique. Tiens-toé !

La salle était remplie de gens qui n’avaient pas l’air de nazis, de fascistes, ni de misogynes enragés assoiffés de sang, prêt à casser la gueule à des féministes.

Pas d’affiches anti-femmes, pas de slogans sexistes, misogynes, phallocrates ou patriarcaux.

Juste des gens allumés, curieux, intrigués, concernés, qui voulaient en savoir plus sur The Red Pill, qui raconte la quête d’une féministe au pays des militants des droits des hommes.

 

En fait, il y avait là tellement de femmes ou de couples qu’on se serait cru à une projection d’une comédie romantique.

 

À cause des menaces, une voiture de police était stationnée devant le cinéma. Et à l’intérieur, deux gardiennes de sécurité précédaient à une fouille de nos sacs et nos vêtements.

 

Et ce film, alors ? Est-ce un brûlot anti-femmes ? Est-ce un pamphlet macho dénigrant la moitié de la population ?

 

Pas du tout.

 

C’est un documentaire fouillé, bourré de statistiques, qui cherche tout simplement à donner la parole à des hommes... sans pour autant être un réquisitoire contre les femmes.

Taux de suicide élevé, problèmes avec la justice pour faire reconnaître le rôle des pères, espérance de vie restreinte, violence conjugale envers les hommes, aliénation parentale, etc. Les sujets abordés n’ont rien de fasciste ou de macho.

 

Mais le film sert de révélateur pour toute une réalité qu’on ignore : une détresse bien réelle et une absence quasi totale de soutien pour les hommes qui sont des victimes.

 

Bref, on sort de ce film en se demandant pourquoi les féministes se sont senties si menacées par ce documentaire, somme toute assez inoffensif.

Comme si le simple fait d’évoquer des problématiques typiquement masculines enlevait quoi que ce soit à la cause des femmes.

Oui, vraiment, les féministes de 2016 ont oublié que dans l’expression « égalité hommes-femmes » il y a le mot « hommes ».

Pourquoi ne pas écouter ce que les hommes ont à dire ?

Plus largement, si notre société était vraiment « égalitaire » elle accorderait autant d’importance aux causes féminines qu’aux causes masculines, non ?

Pourquoi le Conseil du Statut de la femme n'est-il pas remplacé par un Conseil de l'égalité hommes-femmes qui se pencherait aussi sur des questions comme: le sexisme envers les hommes, les publicités sexistes envers les hommes, le décrochage scolaire chez les garçons, la violence sexuelle envers les hommes, la violence conjugale envers les hommes, etc ?

D’ailleurs, mon seul regret samedi après-midi, était que Guy Corneau n’ait pas pu être là pour voir le film, lui qui a tant fait pour donner la parole aux hommes et leur créer des lieux où ils peuvent exprimer leurs souffrances, leur vulnérabilité. Et recevoir du soutien.

Plusieurs personnes m’ont demandé si le film allait être diffusé dans les reste du Québec. Pour ça, il faut des sous pour une version sous-titrée en français.

Si la cause vous intéresse, vous pouvez donner des sous au CAFE. Et si ça vous inquiète, écoutez l’entrevue que Martin Gareau de la section de Montréal a accordée à Catherine Perrin, vous allez voir que son discours n’est pas radical, extrémiste, violent ou macho.

 

http://ici.radio-canada.ca/emissions/medium_large/2013-2014/archives.asp?date=2017-01-19

 

 

http://equalitycanada.com/theredpill/

 

Pendant la période de questions/réponses qui a suivi, plusieurs hommes venus des quatre coins du Québec sont venus raconter leur témoignage. Je retiens entre autres cette anecdote : un étudiant de Cégep, venu de Trois-Rivières pour l’occasion, racontait que dans ses cours de sociologie il perd des points dans ses travaux quand il sort du dogme « femme victime/homme oppresseur ». Il a perdu des points pour avoir affirmé que Safia Nolin n’était pas victime de sexisme. Et dans une question d’examen où on demandait de trouver des solutions pour améliorer l’égalité hommes-femmes, il a perdu des points pour n’avoir suggéré que des solutions concernant les hommes...

 

Je vous l’avais dit que ça valait la peine d’écouter ce que les hommes ont à dire !