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Des Autochtones empêchent un projet minier

Tony Wawatie et le chef de Lac-Barrière, Casey Ratt, acceptent certains projets forestiers, la pêche, la chasse et d’autres activités récréotouristiques sur leur territoire, mais ne feront pas de compromis sur les activités minières qu’ils jugent non durables.
photo David Prince Tony Wawatie et le chef de Lac-Barrière, Casey Ratt, acceptent certains projets forestiers, la pêche, la chasse et d’autres activités récréotouristiques sur leur territoire, mais ne feront pas de compromis sur les activités minières qu’ils jugent non durables.

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VAL-D’OR | Le gouvernement du Québec a suspendu un projet minier qui se trouvait sur un territoire ancestral d’une communauté autochtone.

La communauté autochtone de Lac-Barrière, située dans la Réserve faunique La Vérendrye en Outaouais, se débattait depuis plusieurs mois contre le projet minier de la compagnie Copper One qui voulait procéder à des travaux d’exploration minière sur son claim de 600 km2 situé au cœur du territoire ancestral de la communauté.

En 2011, Québec avait suspendu les droits miniers sur ce territoire à la suite de négociations avec les Algonquins. Or, le gouvernement les a réactivés il y a quelques mois sans consulter la réserve de près de 600 individus. Depuis, les Autochtones manifestaient leur colère. Jeudi, ils se sont dit prêts à bloquer l’accès à la machinerie minière.

«Le jour où les machines arrivent ici, vous pouvez gager que les habitants de Lac-Barrière vont se mettre devant. On va protéger nos droits et notre garde-manger. Nous n’allons pas survivre uniquement avec des programmes du gouvernement, mais grâce à la nature», a clamé un résident de l’endroit, Tony Wawatie.

Constitution

Les Algonquins prétendent que la Loi sur les mines est inconstitutionnelle puisqu’elle ne respecterait pas les droits des autochtones. Ils ont l’intention de la contester devant les tribunaux.

«Le régime minier est incompatible avec les droits des autochtones et s’expose à la contestation», a dit la professeure de droit à l’Université d’Ottawa Sophie Therriault.

Recul

En fin de journée jeudi, le ministère des Ressources naturelles a fait savoir par voie de communiqué qu’il avait avisé la compagnie Copper One de son intention de suspendre la validité de ses claims.

Le Ministère a aussi fait savoir que la Loi sur les mines doit être interprétée de manière compatible avec l’obligation de consulter les communautés autochtones.