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Elle a plaidé coupable à deux chefs d'infractions de son Ordre

Cachée sous son manteau mardi, l’infirmière auxiliaire Marie-Claude Dufresne a reconnu avoir volé du Ritalin et des narcotiques et avoir travaillé sous l’influence des médicaments.
Photo ben pelosse Cachée sous son manteau mardi, l’infirmière auxiliaire Marie-Claude Dufresne a reconnu avoir volé du Ritalin et des narcotiques et avoir travaillé sous l’influence des médicaments.

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Une infirmière auxiliaire de Coaticook a reconnu avoir volé plus de 200 comprimés de Ritalin et de narcotiques, et avoir consommé pendant qu’elle travaillait.

«J’espère être capable de me pardonner, il n’y a pas une journée où je n’y pense pas, a témoigné l’infirmière auxiliaire Marie-Claude Dufresne. Je ne veux plus jamais me retrouver dans cette situation-là.»

Mme Dufresne a plaidé coupable à deux chefs d’infractions devant l’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec (OIIAQ), mardi.

Au total, entre juillet 2015 et mars 2016, elle s’est approprié 200 comprimés de Ritalin, 50 ampoules de Dilaudid (2 ml) et 10 comprimés d’hydromorphone (narcotiques).

Le stratagème de l’employée de nuit d’un centre d’hébergement de Coaticook, en Estrie, était simple. Lorsqu’un patient avait une prescription d’un médicament qu’elle consommait, elle avait accès à des doses et se les appropriait sans les déclarer.

Elle volait aussi des sachets déchirés, donc périmés. Or, aucun patient n’a été privé d’une dose, assure le syndic. La femme de 34 ans consommait durant ses heures de travail.

«J’avais entendu dire que le Ritalin pouvait donner de l’énergie», a-t-elle témoigné.

Le centre l’a congédiée en mars 2016, après avoir pris connaissance de ses actes.

Regrets

Douleurs, stress, agressions physiques: Mme Dufresne a soulevé plusieurs facteurs qui l’ont poussée à consommer.

«Pourquoi la première journée j’ai posé le geste? Je me le demande encore. Je le regrette beaucoup», a-t-elle dit en sanglots.

Les deux parties ont recommandé une radiation de neuf mois. Sans antécédents disciplinaires, Mme Dufresne souhaite changer de clientèle dans l’avenir.

«Je ne veux plus me rendre dans cet état-là. C’est quand j’ai arrêté que j’ai réalisé que j’étais dépassée», a-t-elle confié.

Le Conseil a pris le tout en délibéré.

Patients non soignés

Dans un autre dossier, une infirmière auxiliaire qui avait 27 ans d’expérience a plaidé coupable mardi à 12 chefs d’infractions pour avoir omis de donner des doses de médicaments et des soins à une dizaine de patients d’un CHSLD de Montréal.

«J’ai eu ma leçon, a témoigné Dawn McNichols. Je suis responsable des soins, je suis supposée vérifier.»

Pour expliquer les erreurs, cette dernière a entre autres souligné qu’elle croyait que sa collègue avait distribué les doses. Les médicaments ont été retrouvés dans les chambres des résidents ou dans les chariots de distribution.

D’autres infractions lui sont reprochées: avoir oublié de prendre la pression artérielle d’un patient, et avoir omis d’administrer une dose d’insuline et de soigner une plaie.

Les événements se sont déroulés entre juin 2013 et août 2015. C’est son employeur, le Centre gériatrique Maimonides, qui a déposé une plainte à l’Ordre. Mme McNichols a d’ailleurs été congédiée.

Heureusement, aucun patient n’a subi de conséquences graves. Les deux parties ont recommandé une radiation de deux mois.à