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Voici comment le défi végane 21 jours a transformé ma vie

Voici comment le défi végane 21 jours a transformé ma vie
Photo We Hear It

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Bonjour, je m'appelle Christina L., ex-carnivore. Ex, puisque je viens de relever, avec brio, le défi «21 jours végane». Une expérience qui m’a permis d’en apprendre autant sur le végétalisme et le véganisme que sur moi-même. Oui, sur moi-même, mesdames et messieurs.

Avant d’aller plus loin, vous devez savoir que j’ai parallèlement fait le défi «un mois sans alcool», pour un autre reportage. Masochiste? J’aime penser que je suis plutôt une personne motivée.

Sobre ET végétalienne, donc.

D’abord, il faut noter qu’il y a une différence entre les termes végétalien et végane. Le mot «végétalien» désigne la pratique alimentaire, alors que «végane» désigne le refus de consommer n’importe quel produit d’origine animale.

Pour y arriver, j’ai lu et relu tous les ingrédients des produits que j’ai ingéré pendant trois semaines. J’ai scruté compulsivement des blogues, des forums et des pages Facebook pour ne pas échouer à ma mission. J'espérais un peu naïvement que les produits de mon garde-manger et de ma pharmacie le soient sans que je ne le sache, sans succès.

Voici comment le défi végane 21 jours a transformé ma vie
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Je me suis même surprise à éplucher les étiquettes de mes vêtements pour connaître la provenance des fibres. Intense, vous dites?

Mais ce simple exercice m’a conscientisé, parce que j’ai toujours adoré les animaux. Quand j’en vois un (peu importe lequel, je ne fais aucune discrimination), mon cerveau devient ouateux. Je prends une voix infantile et je fais tout en mon pouvoir pour le flatter. Je n’ai donc pas envie que mon fond de teint ait été testé sur la peau frêle d’un lapin qui a préalablement été rasé de force. Je ne veux pas non plus m’imaginer l’oie qui a été déplumée pour garnir le capuchon de mon manteau d’hiver.

J’ai trouvé qu’il y avait une contradiction à vouloir se mettre la face tendrement sur le pelage d’un chiot après m’être lavé les cheveux avec un shampoing testé sur le frère dudit chiot...

En 21 jours, je n’ai malheureusement pas pu me convertir de la tête au pied au véganisme. Je n’ai pas les moyens de remplacer mon gaminet de laine préféré, mon manteau en duvet, ni même de remplacer d’un coup mes produits cosmétiques.

Je me suis en revanche promis d’être toujours consciente des produits que je consomme quotidiennement et je me suis concentrée sur mon alimentation.

Et j’ai fait mes devoirs en bonus. J’ai posé des questions à un ami, qui est végane depuis deux ans. J’ai discuté avec une amie nutritionniste et j’ai lu le livre «Le défi végane 21 jours» d’Élise Desaulniers pour me mettre dans le mood. Je me suis abonnée à plusieurs groupes de recettes sur Facebook. J’ai même téléchargé une application pour m’aider à calculer les nutriments quotidiens pour m'assurer de ne manquer de rien.

J’étais prête.

Au bout d’une semaine, je me suis demandé pourquoi on appelle ça le «défi» végane? Un défi? Vraiment?!

Ah bon.

J’ai découvert plein de nouvelles saveurs. J’ai appris à cuisiner des aliments dont j’ignorais l'existence. J’ai même la certitude de mieux cuisiner en tant que végétalienne. Moi qui n’aimait pas cuisiner tant que ça, eh bien, j’ai maintenant hâte au dimanche pour me préparer mes petits plats de la semaine. Mon Pinterest est rempli d’idées de recettes végés. Peut-être que ce n’est que la motivation du débutant qui m’habite, mais quand même...

Au moment d’écrire ces lignes, le «défi» est terminé. J’ai refait une épicerie... et je n’ai acheté aucun produit animal. En fait, je ne comprends pas pourquoi j’achèterais de la viande, des oeufs, du lait ou du fromage alors que je peux très bien m’alimenter autrement.

Ce défi-là vient de remettre en question mes pratiques alimentaires. C’est peut-être ça le défi dans l’fond?

Et je vais faire quoi quand je serai reçue chez des amis? Quand je vais aller au resto? Et quand ma mère me cuisinera son délicieux «manger» réconfortant?

Honnêtement, je ne suis pas encore certaine d'avoir réponse à tous ces questionnements. Peut-être que je suis plus une flexitarienne à tendance végé. Peut-être que je trainerai un bloc de tofu en permanence dans mon sac à main, au cas où...

Je ne sais pas.

Mais une chose est certaine, à la maison, je n’ai plus envie de consommer de produits d’origine animale.

Mon mois sobre se termine à l’instant. Ce soir, ma délicieuse soupe ramen au miso sera accompagnée d’un vin végétalien. Parce que oui, un vin peut ne pas être végétalien. J’ai envie d’une petite récompense, d’un buzz quelconque. Je ne peux pas être parfaite. Quoique... le mois prochain, je songe à me mettre au crossfit...