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Une panne? Pas de panique!

couple in bed
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Le mercure est à la baisse et votre libido aussi? L’inquiétude vous gagne, car, malgré vos questionnements, peu de réponses s’offrent à vous? Voici quelques trucs pour prendre le pouls de la situation!

Les pannes sexuelles ne sont pas que l’apanage des femmes. Il est vrai que la femme connaît davantage de fluctuations de désir sexuel que l’homme, de façon ­générale.

Accepter le problème

Or, si l’homme en souffre aussi, il a tendance à se tourner davantage vers lui-même et à se refermer pour ne pas en parler. Parfois, il fait des efforts pour camoufler son problème, mais l’inévitable le rattrape.

C’est le cas de Benoit, un homme au début de la ­quarantaine: «Honnêtement, ç’a pris quand même un bout de temps avant que j’accepte que ce que je vivais étaient des pannes de désir sexuel. Je suis un homme à femmes et j’ai toujours eu la réputation d’être un amant à l’écoute et très généreux. Alors, quand je me suis aperçu que j’avais moins d’élan pour ma blonde, j’ai pensé que j’étais simplement fatigué et que ça ­passerait. Comme elle n’a pas de grands besoins sexuels, je me suis accommodé de la­ situation un petit bout. Jusqu’au jour où elle m’a dit: “Ça ne va pas toi, ça fait plus que trois mois que tu ne me fais plus de demandes sexuelles, as-tu une maîtresse?” Le choc! J’ai réalisé que j’avais certainement un problème. On est allés consulter ensemble. Une chance, ­sinon je n’aurais jamais pu remonter la pente tout seul.»

Et Nathalie, une femme de 34 ans nous confie: «Je sais que je n’ai jamais été une nymphomane, mais j’avais toujours un peu de papillons au ventre – c’est comme ça que je sais que j’ai du désir pour un gars! - Mais avec la naissance des jumeaux, je ne ressentais plus rien du tout pour mon chum. Je l’adore, mais sexuellement je me ­sentais vraiment éteinte. Ç’a été très dur pour nous deux parce qu’on ne comprenait pas ce qui m’arrivait. Je ­faisais l’amour pour lui faire plaisir et il s’en apercevait. On avait beaucoup de peine de ça.»

Trouver des solutions

Il n’existe pas de solutions miracles, mais la bonne communication est essentielle pour faire le point. Ce serait une erreur que de ne pas ­exprimer à son partenaire ses sentiments profonds. ­Ensemble, le couple peut ­arriver à trouver les causes ou, à tout le moins soupçonner des événements ou des situations susceptibles d’être responsables de la panne.

Par contre, il arrive qu’un des deux partenaires ait des attentes très élevées quant à la gestion de la vie sexuelle, ce qui contribue au ralentissement de celle-ci. Autrement dit, le désir sexuel (spécialement chez les femmes) ne se manifeste pas tout seul.

Quelques efforts agréables sont nécessaires. Mais avant de penser à stimuler le désir avec des éléments extérieurs comme des lectures, des films, des fantasmes ou autre, il est primordial que la source du problème soit identifiée. Il ne faut pas hésiter à consulter en sexothérapie pour de l’aide puisque parfois les causes ne sont pas apparentes.

Les causes possibles d’une panne de désir

Il est rare qu’un seul élément influence la réponse sexuelle. C’est pourquoi il est essentiel de vérifier l’ensemble de l’état d’être avant de poser un «diagnostic». Voici quelques exemples qui peuvent faire fluctuer le désir sexuel:

  • la fatigue
  • l’état de santé physique et mental
  • le stress
  • l’état de la relation de couple
  • le ressentiment, la frustration, la colère
  • le deuil
  • la grossesse, la naissance
  • la ménopause
  • les fluctuations hormonales
  • une baisse de testostérone
  • la prise de médicaments
  • la gestion difficile des événements importants qui se produisent: déménagements, rénovations, transferts, changement d’emploi ou de responsabilité
  • la sensation d’épanouissement général: du temps pour soi, pour ses loisirs, pour son couple, pour ses amis...
  • le climat familial...