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La date de l’élection du prochain chef du Bloc divise

La députée péquiste Martine Ouellet a assisté au conseil général du parti à titre d’observatrice samedi à Boucherville. Elle attendait l’adoption des règles de la course à la chefferie pour annoncer sa candidature. M<sup>me</sup> Ouellet rencontrera les médias ce matin.
Photo Joël Lemay, Agence QMI La députée péquiste Martine Ouellet a assisté au conseil général du parti à titre d’observatrice samedi à Boucherville. Elle attendait l’adoption des règles de la course à la chefferie pour annoncer sa candidature. Mme Ouellet rencontrera les médias ce matin.

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La date choisie samedi pour élire le prochain chef du Bloc québécois divise le parti. Certains déplorent qu’elle ouvre la porte au «couronnement» de la députée péquiste Martine Ouellet qui annoncera ses couleurs dimanche matin.

«C’est une erreur. On a préféré faire le choix d’un couronnement plutôt que celui d’une vraie course», lance l’ancien chef bloquiste Gilles Duceppe.

Samedi, quelque 200 délégués ont voté majoritairement pour une course immédiate, lors d’un conseil général à Boucherville.

Le débat a été chaud alors que plusieurs auraient préféré que la course se tienne plutôt en 2018.

Selon des membres et militants du parti, le Bloc se prive de candidatures de taille en ayant choisi de lancer «de façon précipitée» sa course.

«Je ne suis pas pour une pseudo course et un couronnement. Je m’y oppose, je veux une course en bonne et due forme», a lancé Luc Thériault, député de Montcalm, lors d’un vif échange.

Avant le conseil, un tract, «3 ans d’intérim c’est NON! Chefferie 2017», avait même été distribué.

Couronnement

Certains estiment qu’on laisse maintenant le champ libre à Martine Ouellet qui doit confirmer ce matin qu’elle se porte candidate à la chefferie du Bloc québécois.

Samedi, alors qu’elle participait au conseil à titre d’observatrice, elle a reçu une ovation du public, lorsque sa présence sur les lieux a été soulignée.

L’actuelle députée du Parti québécois a convoqué les médias à Montréal pour faire le point sur sa réflexion.

Le président du parti, Mario Beaulieu, s’est quant à lui réjoui que le calendrier prévu ait été respecté.

«Je pense que d’avoir un ou une chef deux ans à l’avance ne pourra que renforcer le parti», dit-il.

Les candidats auront donc jusqu’au 14 mars pour déposer leur bulletin de candidature.

Le vote se tiendra du 20 au 22 avril. Le nouveau chef sera connu dans la soirée du 22 avril.

Mise en garde

M. Duceppe ne mâche pas ses mots. Il met même en garde Mme Ouellet qui est tentée de se lancer dans la course tout en conservant son siège à l’Assemblée nationale.

«Je sais qu’elle ne va pas m’écouter, mais je lui ai dit que c’est incompatible. Elle va nuire au mouvement en essayant d’être à deux endroits en même temps», prévient-il.

Quant à la principale intéressée dans cette course, elle assure ne pas voir de couronnement à l’horizon.

La députée péquiste Martine Ouellet a assisté au conseil général du parti à titre d’observatrice samedi à Boucherville. Elle attendait l’adoption des règles de la course à la chefferie pour annoncer sa candidature. M<sup>me</sup> Ouellet rencontrera les médias ce matin.
Photo Joël Lemay, Agence QMI

Mme Ouellet s’est limitée à dire qu’elle avait les éléments nécessaires pour terminer sa réflexion et annoncer sa décision dimanche.

«Je l’ai toujours dit, ma réflexion s’est faite en fonction d’une course en 2017. Six mois en politique, c’est une éternité, alors 2018, ça serait deux éternités», a-t-elle fait valoir.

Félix Pinel, qui s’est déjà présenté pour le Bloc québécois dans la circonscription de Rivière-des-Mille-Îles, compte lui aussi mener une course.

«Je suis antimonarchiste, alors je suis contre un couronnement et j’ai bon espoir de réussir à récolter mes signatures et amasser l’argent pour me porter candidat», a-t-il souligné.