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La fin du verrouillage des téléphones exigée

Téléphone intelligent
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OTTAWA | Des groupes de défense des consommateurs demandent au CRTC de renforcer le code de conduite sur les services sans fil afin d’interdire le verrouillage des téléphones intelligents par les fournisseurs.

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a poursuivi, mardi à Gatineau, des audiences publiques sur le code adopté en 2013.

Bien que satisfaits des changements apportés aux règlements, des groupes de consommateurs et des universitaires profitent de cette révision pour demander des améliorations.

Les frais de déverrouillage des téléphones intelligents sont notamment dans leur mire.

Différents regroupements exigent l’abandon de ces frais qui oscillent autour de 50 $. La facture peut grimper à plus de 100 $ pour les clients avec un mauvais crédit.

La somme exigible, selon les militants du numérique, décourage des consommateurs à mettre fin à leur forfait, alors que le Code sur les services sans fil vise justement à offrir plus de flexibilité aux usagers.

«Il s’agit d’une barrière à la mobilité qui empêche les clients de profiter de toutes les offres sur le marché», a témoigné mardi un porte-parole du Consumers Council of Canada.

Depuis le début de la semaine, les géants des télécommunications que sont Telus, Bell Mobilité, Rogers Communication ainsi que Vidéotron ont tour à tour plaidé que la pratique est nécessaire.

«Le verrouillage des appareils est justifié afin de réduire les risques de fraude liés à l’abonnement», a affirmé le vice-président du marketing chez Vidéotron, Bertrand Hébert.

Mais selon Sophy Lambert-Racine, une porte-parole à l’Union des consommateurs, les frais de 50 $ sont de loin supérieurs au coût réel du service offert. Elle a ajouté que les fraudeurs font affaire avec des tiers pour débloquer les appareils avant de les écouler sur le marché noir.

«C’est une forme de barrière à la mobilité», a-t-elle affirmé en entrevue téléphonique.

Les groupes de consommateurs demandent aussi à l’agence fédérale de réglementation de forcer les fournisseurs à promouvoir plus efficacement le code auprès de leurs clients, notamment par l’envoi de messages textos.

Les forfaits familiaux posent aussi problème à leur avis, puisque n’importe quel membre de la famille possédant un appareil, même un enfant, peut accepter une surcharge en un seul clic.

Depuis l’entrée en vigueur du code en 2013, les plaintes relatives aux services sans fil ont diminué de 35 %, mais les factures-surprises demeurent un problème pour un client sur cinq.