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Les informations personnelles des employés sur le web

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Un document contenant les renseignements personnels de plus de 1500 employés de l’hôpital Louis-H. Lafontaine a été disponible ouvertement pendant des mois sur le site web de leur syndicat, dénoncent des membres qui craignent pour leur sécurité.

«C’est très, très inquiétant de voir ça disponible publiquement. Ce sont nos informations personnelles et confidentielles qui sont accessibles à n’importe qui qui voudrait voler notre identité. C’est franchement épeurant», a lancé Julie, une employée qui a préféré taire son nom de famille.

En septembre, les 1516 membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’hôpital Louis-H. Lafontaine (STTLHL) se sont insurgés en retrouvant une liste regroupant leur nom, adresse, numéro d’assurance sociale, même leur salaire disponible sur le site web de l’organisme.

Selon le syndicat, le document aurait rapidement été enlevé et une lettre d’excuses a été envoyée à l’ensemble des membres. Mais Le Journal a réussi à consulter et même télécharger le document dans son intégrité sur le site web du STTLHL aussi récemment que le 25 janvier dernier.

«On prodigue des soins très importants sur une clientèle qui a besoin de soins en santé mentale. Qu’est-ce qui arrive si des proches d’un patient ne sont pas contents d’une décision et trouvent les infos personnelles d’un préposé ou d’un psychologue sur le site?» s’est exclamée une autre employée à qui Le Journal a montré la liste sur le site du STTLHL.

Confusion au syndicat

Pour sa part, l’exécutif syndical a bondi en apprenant que notre journaliste avait retrouvé la liste.

«Je suis totalement surpris. Nous avons tout de suite éliminé la liste du web en septembre dernier lorsqu’elle s’est retrouvée par erreur sur notre site. Nous prenons ça extrêmement au sérieux», a indiqué le membre du comité exécutif Éric Clermont.

D’ailleurs, la liste a disparu du site du STTLHL à peine quelques minutes après que Le Journal eut avisé l’organisme de la situation. «Nous n’avons aucune idée comment cette liste s’est retrouvée à nouveau sur notre site, mais nous faisons notre enquête. Tout ça est très bizarre», a continué M. Clermont.

Vérifications

Pour sa part, la Commission de l’accès à l’information (CAI) s’est dite inquiète de la diffusion des informations personnelles des 1500 membres du STTLHL et compte faire de nouvelles vérifications auprès de l’organisme.

La CAI avait d’ailleurs fait une enquête en septembre dernier à la suite de la première fuite de la liste des employés. Elle avait conclu que la publication relevait de l’erreur humaine et avait été vite corrigée.