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Cocktail d’indésirables

Presque toutes les formes d’insalubrité étaient réunies dans ce restaurant en 2015

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Coquerelles, souris, mouches, moisissures, poussière et crasse. Presque toutes les formes d’insalubrité étaient réunies au restaurant Amir de la rue Sainte-Catherine Est en 2015.

«J’ai [...] vu des blattes vivantes qui s’étaient échappées et cachées dans les grillages de la tablette fixée au mur», a noté un inspecteur lors d’une visite en août 2015.

La succursale située au 580, rue Sainte-Catherine Est à Montréal a en effet reçu deux amendes totalisant 1900 $ en novembre dernier pour ses problèmes de propreté observés en 2015.

Fermeture temporaire

La situation était telle que les inspecteurs ont ordonné la fermeture temporaire du restaurant «vu le danger imminent pour la santé des consommateurs».

Ils s’y étaient d’ailleurs rendus en raison de signalements de clients qui avaient été malades, précisent-ils dans leur rapport d’août 2015.

Sur une section de «plancher encrassé» au sous-sol, les inspecteurs ont trouvé des coquerelles mortes et vivantes, des crottes de souris et une souris séchée collée sur un carton. Tout cela provoquait une forte odeur de pourriture et la présence de «beaucoup de petites mouches», révèle le rapport.

Après qu’on eut déplacé des objets, «plusieurs blattes couraient dans tous les sens sur le plancher et les murs de cette section», ont-ils ajouté.

De plus, l’intérieur d’un réfrigérateur de contenants d’aliments était parsemé de «matière organique gluante». De la moisissure et de la crasse noire se trouvaient sur les portes d’un autre réfrigérateur. Des contenants vides entreposés sur une tablette poussiéreuse étaient eux aussi poussiéreux.

Extraits du rapport

« Plusieurs blattes couraient dans tous les sens [...] »  – Les inspecteurs
  • Infestation de coquerelles
  • Infestation de souris
  • Malpropreté de l’équipement

Jus de viande crue

Dans la chambre froide, un support métallique pour viandes était placé sur un plancher sale et «maculé de jus de viande crue», dit-on dans le rapport.

Quatre mois plus tard, des coquerelles ont à nouveau été découvertes par une inspectrice, qui a aussi noté de l’«équipement malpropre en contact direct ou indirect avec les aliments».

Selon de précédents rapports, plusieurs de ces problèmes existaient déjà depuis 2012.

La gérante Linda Senghouri assure toutefois que ces problèmes sont tous maintenant réglés. «On a suivi le plan des inspecteurs et tout est correct», insiste-t-elle.


Il faut attendre plusieurs mois après une infraction pour qu’un juge entende la cause et rende sa sentence. Les détails de ces jugements ont été obtenus à la suite d’une demande d’accès à l’information.
 
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