/opinion/columnists
Navigation

Profiter d’un drame

Coup d'oeil sur cet article

Depuis l’attentat du 29 janvier, nous marchons sur des œufs quand nous parlons d’islamisme au Québec. Par respect pour les victimes de Sainte-Foy et pour ne pas exciter les exaltés sur les réseaux sociaux.

Mais comment se taire quand des leaders autoproclamés de la soi-disant communauté musulmane – comme s’il n’y en avait qu’une seule – profitent de ce qu’ils croient être le sentiment de culpabilité des Québécois pour exiger des mesures exceptionnelles afin de lutter contre «l’islamophobie» galopante au Québec et au Canada?

Des leaders qui s’affichent laïques et modérés (tout en défendant la charia) demandent que l’État aille au-delà des dispositions du Code criminel et de la Charte des droits parce que «l’islamophobie», disent-ils, n’est pas un racisme comme les autres.

Ils ont raison en un sens seulement. «L’islamophobie a pour volonté de rendre l’islam intouchable», explique le philosophe Pascal Bruckner dans son nouvel ouvrage, Le racisme imaginaire.

Campagne internationale

Les mêmes campagnes sont menées ailleurs, avec succès, grâce aux efforts de l’Organisation pour la coopération islamique, l’ONU musulmane.

En Angleterre, en 2014, le politicien Paul Watson a été arrêté pour avoir cité Winston Churchill sur l’islam (il n’était pas un fan) dans un discours.

Le Québec est passé à un cheveu d’adopter un projet de loi sur les discours haineux. Il s’apprête à adopter une loi édentée sur la neutralité de l’État.

Le 19 février, le Parlement canadien va voter à l’unanimité pour la motion M-103 qui demande au gouvernement de condamner l’islamophobie et toutes les formes de racisme et de discrimination religieuse, et de créer des organismes pour les combattre. Sans jamais définir «islamophobie».

En octobre 2016, le Parlement avait déjà adopté une motion pour condamner toutes formes d’islamophobie et affirmer que la violence au nom de la religion ne représentait pas les valeurs et les enseignements de l’islam.

Lentement, mais sûrement, le bulldozer avance. Tant pis pour la liberté d’expression.