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L’île aux mille plaisirs

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On peut aller dans le Sud pour la plage, pour le repos, pour l’évasion ou pour l’expérience culturelle. En Grenade, on y a trouvé tout ça et encore plus.

Surnommée l’île aux épices, l’île ­principale de la Grenade est à peine plus petite que celle de Montréal, mais ­impressionne avec son paysage ­montagneux à la végétation luxuriante où se côtoient cocotiers, manguiers, muscadiers, bananiers et cacaoyers.

Et c’est tant mieux parce que la meilleure façon de découvrir la ­Grenade, c’est de louer un véhicule et de s’y promener au gré des routes et des gentils conseils des Grenadiens qui se feront toujours un plaisir de vous aider.

Un défi

Après avoir pris possession de notre véhicule, on affronte un premier défi. L’île située au large du Vénézuéla est d’héritage britannique de sorte qu’on y conduit à gauche.

Première destination, le parc de Grand Étang, un ancien volcan désormais éteint qui est l’un des plus hauts ­sommets de l’île.

Pour s’y rendre, il faut compter environ 16 miles de la capitale St-Georges. La distance semble courte, mais avec sa montée étroite à flanc de montagne, elle peut prendre jusqu’à une heure, mais les paysages sont à couper le souffle.

Une fois au sommet, on a une vue ­imprenable sur la portion nord de l’île et sur l’océan. C’est aussi votre meilleure chance de voir les singes mona qui ­peuvent se laisser tenter par des ­bananes près du stationnement.

Rhum et paysages

Autre destination, la distillerie Rivière Antoine où l’on fabrique encore le rhum selon la méthode traditionnelle de la fin du 18e siècle.

En chemin, on se promène entre mer et montagnes avec des paysages époustouflants. On croise aussi des marchands de fruits et de poissons fraîchement ­pêchés.

Pas de doute, nous arrivons à la ­rhumerie quand nous croisons un très grand champ de canne à sucre.

Marché odorant

La capitale St-Georges se démarque pour son carénage en fer à cheval qui lui sert de port naturel. De là, on peut ­observer le Fort George, qui surplombe la ville et qui a joué un rôle crucial dans l’histoire du pays.

Pour atteindre le fort, il faut emprunter un petit tunnel que partagent les ­automobilistes et les piétons.

Le fort offre une vue imprenable sur le carénage d’un côté et le centre-ville de l’autre avec son port de croisière ­fréquenté quotidiennement par des ­paquebots.

Vaut mieux visiter le samedi matin alors que se déploie le marché aux épices. On y trouve notamment la ­muscade qui fait la renommée de la ­Grenade qui en est le second producteur mondial derrière l’Indonésie.

On en repart avec des sacs remplis à craquer et des odeurs qui nous collent en tête comme des souvenirs olfactifs ­indélébiles.

Grenade

Comment s’y rendre: Air Canada offre deux vols hebdomadaires pendant les mois d’hiver.

Où loger: Il y a quelques tout-inclus, dont le Rex Grenadian. Il est un peu défraîchi, mais relativement ­abordable.

Monnaie: Le dollar est caribéen, mais le dollar américain est accepté partout. Les cartes de crédit sont utilisées de façon marginale.

Y conduire: On conduit à gauche ­comme en Angleterre. Le permis local est nécessaire (24$ USD).

À ne pas manquer: Parc de Grand Étang, Fort George, Marché aux épices, rhumeries Rivière Antoine et Westerhall, Grenada Chocolate Company, Fish Friday de Gouyave, toutes les chutes.

Principales épices cultivées au pays: muscade et macis, curcuma, ­gingembre, poivre, cannelle, girofle, piment de la Jamaïque, laurier. Le cacao est aussi très présent.