/news/consumer
Navigation

Nathalie Simard se dit prête à tout pour éviter la faillite

La chanteuse tente de sauver sa cabane à sucre, où elle chante avec sa fille

Nathalie Simard pose fièrement devant sa cabane alors qu’elle est en plein dans la prépa­ration de la prochaine saison des sucres.
Photo Amélie St-Yves Nathalie Simard pose fièrement devant sa cabane alors qu’elle est en plein dans la prépa­ration de la prochaine saison des sucres.

Coup d'oeil sur cet article

La chanteuse Nathalie Simard fait tout pour éviter la faillite de sa cabane à sucre, qu’elle veut un jour laisser en héritage à sa fille.

La Cabane chez Nathalie, située à Saint-Mathieu-du-Parc en Mauricie, connaît de graves problèmes financiers depuis quelques mois.

La chanteuse, son conjoint Lévis Guay et une troisième actionnaire ont acquis la cabane en 2014 et ont commencé à l’exploiter en 2015.

Nathalie Simard tente de sauver les meubles et elle a fait une proposition à ses créanciers. Elle pense arriver à une entente le 24 février.

Avec toutes les difficultés vécues, notamment avec la municipalité et le vosinage, bien des gens auraient choisi d’abdiquer et de faire faillite. Pas Nathalie Simard, qui se démène pour redresser les finances.

À la recherche de Stabilité

«Dans les dernières années, ma vie a été chamboulée. Oui, ç’a été difficile. Mais je poursuis mon chemin et, aujourd’hui, je suis à la recherche d’une stabilité. La cabane à sucre et le relais de motoneige, je trouve ça sécurisant et récon­fortant», dit-elle.

La chanteuse considère déjà la grosse cabane en bois rond comme son patrimoine familial, qu’elle veut laisser à sa fille Ève Simard, 23 ans.

«C’est sûr que ma fille va reprendre ça un jour. Ève s’implique déjà. Nous chantons ensemble le soir pendant les événements. C’est tellement un beau privilège, en tant que mère, de chanter avec son enfant. On vit quelque chose de particulier ensemble, on a beaucoup de plaisir», explique-t-elle. Son frère Régis chante aussi régulièrement à la cabane.

36 ans de showbizz

La nature, la vie en région et l’odeur du sirop d’érable font du bien à la chanteuse.

«J’ai été dans le show-business pendant environ 36 ans et j’ai un peu débarqué de cette grande roue folle par choix, mais aussi parce que je n’avais pas envie d’attendre après le showbiz pour vivre», dit-elle.

Nathalie Simard est persuadée que la crise est passée. Quand on lui demande si, à un certain point, elle a eu peur de tout perdre, elle répond sans hésiter.

«Non. Je ne savais pas comment on allait y arriver, mais je savais qu’on réussirait», dit-elle.

Nathalie Simard s’implique à plusieurs niveaux dans la cabane, surtout en ce qui a trait aux spectacles pendant les repas du temps des sucres. Elle contribue également à élaborer les recettes, elle qui adore cuisiner.

Après des années de turbulences, la chanteuse croit toujours au bonheur.

«C’est clair que je vais finir par l’avoir, mon bonheur tranquille. Tout ce que je dégage, c’est du positif, c’est de l’amour. C’est clair que je vais en récolter les bienfaits. Parfois, c’est plus long, mais c’est important d’être patient dans la vie. La patience est capitale dans mon quotidien», dit-elle.

Elle proposera 40 % de ce qu’elle doit aux créanciers

Nathalie Simard est certaine que sa cabane à sucre échappera à la faillite et qu’elle pourra accueillir les gens pendant le temps des sucres.

«On a essayé de fonctionner toute l’année, mais ça ne marche pas. On va arrêter de se battre pour être ouverts l’été. Nous allons ouvrir du 31 décembre jusqu’à la fin des sucres», explique Nathalie Simard.

Éviter la faillite

Son conjoint Lévis Guay et elle ont dû faire une proposition aux créanciers pour éviter la faillite au terme de deux étés non rentables. Le vote aura lieu le 24 février prochain.

Ils proposent aux créanciers non garantis de récupérer 40 sous par dollar, soit un montant total de 40 000 $ qui sera remis à 37 créanciers.

Nathalie Simard et son conjoint s’engagent aussi à racheter les parts de la troisième actionnaire pour un montant de 120 000 $.

Elle est convaincue qu’ils accepteront. La plupart des fournisseurs feraient d’ailleurs toujours affaire avec la cabane, selon sa version des faits.

Tourner la page

Nathalie Simard et son conjoint croient avoir tout mis en œuvre pour tourner la page sur les difficultés financières.

«On a restructuré au niveau des achats, on regarde où on peut sauver sur chaque facture. C’est géré serré. Il faut aussi comprendre qu’on n’a pas été élevés dans une cabane à sucre. On a vraiment appris de jour en jour», explique Lévis Guay.

Le couple dit également avoir fait trop confiance à une troisième actionnaire, qui aurait mal géré les finances selon eux. Jointe par Le Journal, la troisième actionnaire, Fatoumata Diaby, n’a pas voulu commenter.