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Saisir ce que la vie a de mieux à offrir

Saisir ce que la vie a de mieux à offrir
Photo courtoisie

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Le talentueux Gilles Archambault, écrivain sensible et généreux, doué pour donner vie en peu de mots à des personnages attachants, propose des nouvelles parlant d’hommes et de femmes qui font tout leur possible pour saisir ce que la vie a de mieux à leur offrir dans son nouveau recueil – le neuvième –, Combien de temps encore?.

Ses 24 nouvelles proposent des variations sur un thème: la vie. Qu’est-ce que c’est que de vivre – et de bien vivre? Avec les années qui passent et le temps à vivre qui diminue, qu’est-ce qu’il reste de l’amitié, de l’attachement filial, de la passion amoureuse?

Écrivain à l’humour fin, sensible, cultivé, fin connaisseur de jazz et observateur lucide de la nature humaine, Gilles Archambault a toujours envie d’écrire. «Quand on écrit des livres, comme moi, dont la vente est raisonnable, la question de l’argent ne se pose pas. À 83 ans, je pourrais me reposer – non pas sur mes lauriers, mais sur l’absence de lauriers – et ne rien faire. Pourquoi j’écris, vous pensez? Personne n’a exigé ça de moi. Je ne veux pas me punir – je ne suis pas maso. C’est parce qu’à quelque part, chez moi, il y a un besoin. Et j’aime faire ça!» témoigne-t-il en entrevue.

« Être de doute »

L’écriture cultive en lui le doute, ajoute-t-il. «Je suis un être de doute. Mais, j’aime ça parce que j’essaie, quand je commence un livre, qu’il soit meilleur que celui qui l’a précédé. Et on écrit toujours par une sorte d’admiration. Je suis soutenu par des exemples d’auteurs que j’ai aimés», dit-il en nommant Stendhal, Flaubert, Dino Buzatti et Henri Calais parmi ses écrivains favoris.

«Il y a du mystère dans le fait de vivre, je suis convaincu de ça, poursuit l’écrivain. Je suis porté à aimer plus spontanément les gens sensibles que les gens froids qui ont une intelligence trop cartésienne, rationnelle. Ça ne veut pas dire que j’ai raison.»

Difficulté de vivre

Dans l’expression littéraire, il aime la rigueur et des textes «maigres». Ses textes riches en émotions démontrent à la fois une réflexion et une grande ouverture de cœur. «Ça me vient spontanément. J’ai connu une adolescence qui n’a pas été heureuse. Il est resté en moi le besoin d’être accepté, mais pas par n’importe qui et pas pour n’importe quoi.»

Dans ce neuvième recueil, il souhaitait aborder la difficulté de vivre. «Comment recevoir le monde? Comment se débrouiller dans cette chose très aventureuse qui s’appelle la vie humaine? C’est une chose que vous n’avez pas souhaitée. On ne vous a pas demandé la permission. On vous a mis au monde, on s’est occupé de vous, mais à un moment donné, on vous a laissés libres... et c’est ce que vous souhaitiez. Et cet état de vie, c’est très périlleux: on se débrouille comme on peut.»

- Gilles Archambault a célébré en 2013 ses 50 ans d’écriture. Il s’est mérité de nombreux prix au cours de sa carrière, dont le Prix du Gouverneur général en 1987.

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