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Boutique STM officielle: des objets aux couleurs de la STM

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En plus des tasses, des coussins et des sacs à lunch en vente dans sa nouvelle boutique en ligne, la STM envisage vendre des pièces des vieux wagons de métro, comme des affiches ou des sièges.

Les 110 produits mis en vente hier dans la boutique virtuelle de la Société de transport de Montréal (STM) sont une vraie fierté pour Manuel Lopez, directeur des revenus commerciaux, «c’est fabriqué à Montréal par des artisans d’ici», insiste celui qui admet déjà plancher sur la prochaine collection.

«On va avoir des articles vintage, tout ce qui est anciennes affiches qu’on va enlever du métro par exemple et au niveau des MR-63 [les vieux wagons de métro qui circulent sur la ligne verte], on a déjà une politique de valorisation, on pourrait éventuellement vendre des pièces.»

S’il est enthousiaste, c’est que ce projet lui trotte dans la tête depuis deux ans. «On avait des demandes de clients et de touristes, de gens qui aiment la marque et voulaient un souvenir du métro de Montréal, explique M. Lopez. Comme on a vu que ça se faisait ailleurs, on a lancé un appel de propositions».

Partout dans le monde

Effectivement, que ce soit le London Underground, le métro de Paris ou le New York City Subway tous ont déjà lancé leurs lignes de produits dérivés. À Montréal, l’entreprise Main and Local vendait aussi des produits à l’effigie de la STM.

«Eux le faisaient sans officiellement passer par chez nous, souligne le directeur, rappelant que personne n’avait l’autorisation de commercialiser la marque jusqu'ici. En ayant une boutique officielle, on s’assure que l’image est respectée.»

Tous les revenus générés par la boutique, qui aura bientôt un pied à terre, seront remis à la STM. «Oui, ça va générer des revenus, mais on ne se fit pas là-dessus pour baisser le prix du billet par exemple».

Bon coup commercial

C’est surtout l’image de la STM qui devrait sortir gagnante de cette initiative, en augmentant «le lien émotif» avec la marque, explique Michel Langlois, du département de marketing de l'ESG UQAM.

«Ça va adoucir l’image de la STM, amener un préjugé favorable, mais ce n’est pas pour ça que les clients vont être moins fâchés quand l’autobus va être en retard», relativise-t-il, tout en rappelant le bon coup commercial puisque finalement «les gens vont payer pour avoir de la publicité chez eux».

Adhésion à notre communauté

Populaire auprès du public, ces produits dérivés inspirés de la vie quotidienne des urbains seraient aussi une façon de se rassembler.

«Le fait d’avoir ces objets non conventionnels est un phénomène d’adhésion à sa communauté, à sa ville», ajoute M. Langlois.

«C’est un élément de socialisation, un peu comme un clin d’œil à ceux avec qui on partage les mêmes références», ajoute Bernard Motulsky, du département de communication publique et sociale à l’UQAM.