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Les jeux vidéo sont-ils un sport ?

Les jeux vidéo sont-ils un sport ?

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NOTE: Avant de commenter, svp lire le blogue au complet. C'est un questionnement personnel, pas une attaque contre tous les gamers de la terre. Chers gamers, vous avez la peau aussi mince que les propriétaires de pitbulls ! Même pas moyen de poser une question, et parler de détresse personnelle (bonsoir la compassion) sans se faire insulter. Pas fort. Mais ce serait générationnel, semble-t-il.

J'écoutais aujourd'hui une entrevue avec un des plus grands psychologues du sport au monde, un Québécois du nom de Sylvain Guimond, qui a travaillé entre autres avec Tiger Woods. Son observation sur les jeunes athlètes comparé à ceux de la génération précédente ? 'Ils sont incapables de prendre la critique.'

CQFD.

Bon, voilà qu’on veut nous faire avaler que le gaming – le jeu par ordinateur – est un sport. Le cégep de Matane offre désormais un club de gaming sous l'appellation ‘sport électronique’.

On accepte bien l’idée que les échecs, et même le poker, soient classés parmi les sports, alors pourquoi pas les jeux vidéo ?

Tout d’abord, j’avoue mon ‘croutonnisme’ : j'ai toujours cru qu'un sport impliquait une activité physique.

Ensuite, il me semble difficile de gâcher sa vie à cause des échecs.

Enfin, je doute qu’un établissement d’enseignement supérieur ajoute le poker à la liste de ses clubs sportifs.

La vie comme un échec

Il y a parmi mes proches, un jeune homme en train de passer à côté de la vie à cause de son obsession avec les jeux vidéo. Rien n’existe pour lui hormis le gaming, et ses amitiés virtuelles. Cela depuis que sa mère, qui n'est plus dans sa vie, lui a fait connaître, tout jeune, World of Warcraft, un MMORPG (un jeu de rôle en ligne massivement multijoueurs), les jeux les plus addictifs selon les experts.

C'est comme si elle l'avait initié à l’héroïne.

Heureusement que ce jeune homme, gentil et généralement agréable à côtoyer, aime lire mais ses lectures se limitent à des contes fantastiques reliés aux thématiques de ses jeux préférés.

Pourtant, il a grandi dans un milieu intellectuellement stimulant, avec un paternel passionné d’histoire de l’Antiquité et de photographie. Fiston peut raconter la guerre du Péloponnèse entre Sparte et Athènes au 4e siècle avant Jésus-Christ dans le détail. Comme il peut discuter de politique internationale. Il ne manque ni de curiosité, ni d’imagination, ni de capacités intellectuelles. Au contraire.

Pourquoi consacre-t-il tout son temps, toute sa vie, à cette activité ?

Un mystère

Nous ne savons pas exactement pourquoi il ne vit que pour le gaming. Il a déjà vaguement exprimé qu’il se sentait en sécurité derrière un écran mais comme il refuse toute aide professionnelle, comment savoir et surtout, comme lui venir en aide ?

Non seulement est-il en train de passer à côté de sa vie, mais à 21 ans, il flirte avec l’obésité morbide sans compter des problèmes récurrents aux oreilles à cause des écouteurs qu’il porte en permanence. Et une scolarité déficiente, il va sans dire.

Tous les gamers ne deviennent pas des joueurs compulsifs, et certains en font même une carrière, mais le problème des jeunes qui deviennent accros serait plus répandu qu’on ne le pense, du moins si je me fie aux multiples témoignages que je reçois lorsque je parle de ce problème qui m'apparait sans solution, surtout chez une personne majeure qu’on ne peut forcer à suivre une thérapie.

Et encore, faut-il avoir les moyens d’une thérapie.

Problème de santé mentale ?

J’exagère ? Je ne crois pas. L’Organisation mondiale de la santé travaille à déterminer s’il (l'addiction aux jeux video) s’agit d’un problème de santé mentale.

Coupez l’Internet, disent certains. Plus facile à dire qu’à faire quand une personne menace de se suicider si une telle action est entreprise.

Dehors ! disent d’autres. Ah oui ? Pour officialiser un statut de joueur à temps plein grâce aux chèques d’aide sociale ?

Vous comprendrez qu’apprendre dans le Journal ce matin qu’un cégep vient de créer un club sportif de gaming m'a rendue mal à l’aise. J’aimerais bien savoir combien de membres jouent plus de deux heures par jour, la limite à ne pas dépasser selon les experts, pour ne pas risquer l’addiction ?

Mais bon, peut-être est-ce là une façon de les garder sur les bancs d'école. Je ne sais pas. De plus, le cégep leur impose trois heures d'activité physique par semaine. Une bien bonne chose.

Mais si vous sentez mon désespoir, et ma peine, vous n’êtes pas loin de la réalité.