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St-Denis à la croisée des chemins

L’ancien défenseur du Canadien est en paix avec son avenir dans le hockey

L’ex-défenseur du Canadien  ­Frédéric St-Denis garde la forme en disputant certains matchs avec le Blizzard de Trois-Rivières.
Photo courtoisie Daniel Dupuis L’ex-défenseur du Canadien ­Frédéric St-Denis garde la forme en disputant certains matchs avec le Blizzard de Trois-Rivières.

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Après avoir décidé de faire l’impasse sur la présente saison pour des raisons personnelles, le défenseur Frédéric St-Denis ne sait pas ce que l’avenir lui réserve dans le monde du hockey. Même si sa passion pour son sport est toujours bien présente, il n’écarte pas la possibilité d’accrocher ses patins parmi ses options.

L’ancien arrière du Canadien n’hésite pas à le dire: il est à la croisée des chemins.

«Je suis dans un entre-deux à l’heure actuelle. Je n’ai pas encore pris de décision et je ne ferme de porte à aucune offre, confirme ­Frédéric St-Denis au Journal de Montréal. Si ma carrière se ­poursuit, c’est tant mieux.

Frédéric St-Denis
Photo d'archives
Frédéric St-Denis

«Si ça s’arrêtait demain matin, il y a d’autres choses dans la vie et je suis capable de faire autre chose. Dans les deux situations, il y a des points positifs et négatifs.»

En plus d’être en pleine santé, il y a un facteur qui pourrait avoir un impact sur sa décision.

«J’aime encore le hockey. C’est ma passion, explique-t-il. Peu importe ce que je choisis, je veux le faire pour moi-même.»

L’Europe en tête

Si l’athlète n’est toujours pas fixé sur la voie qu’il veut emprunter, c’est qu’il a encore espoir de signer un nouveau contrat en Europe au cours des prochains mois.

L’an dernier, il avait apprécié son séjour avec la formation de Munich, de la Ligue élite d’Allemagne. Toutefois, il n’a pas été en mesure de s’entendre avec celle-ci pour la saison 2016-17.

«Ça n’a pas fonctionné, raconte St-Denis. Dans ma tête, les chances que je retourne avec cette équipe étaient excellentes parce que j’avais adoré mon expérience là-bas.

«J’ai été un peu surpris et déçu.»

Après cet épisode, il a reçu ­d’autres propositions pour évoluer dans la Ligue américaine et dans un autre circuit en Europe. Cependant, aucune d’elles n’était assez convaincante pour qu’il mette sa griffe au bas d’un contrat.

Toutefois, l’équipe de Munich est revenue à la charge dans les ­dernières semaines afin que St-

Denis puisse terminer la campagne avec elle. Par contre, l’offre n’est pas arrivée au bon moment dans la vie de l’athlète de 31 ans.

«J’ai refusé principalement pour des motifs familiaux, souligne le Drummondvillois sans entrer dans les détails. C’était préférable que je reste au Québec.»

En ne jouant pas au niveau professionnel, il est conscient qu’il a perdu une belle visibilité en prévision de la prochaine campagne. Toutefois, ça ne le dérange pas.

«Je suis en paix avec le fait de ne pas jouer cette saison», affirme-t-il.

Garder la forme avec le Blizzard

En plus de s’entraîner sur une base régulière, St-Denis garde la forme en disputant quelques rencontres avec le Blizzard de Trois-Rivières, dans la Ligue nord-américaine.

«En raison de mon boulot d’entraîneur avec les Patriotes (voir autre texte), je ne peux pas être présent à tous les matchs, mentionne l’arrière. Je savais que la LNAH avait changé au cours des dernières années et qu’il y avait moins de ­batailles.

«Le jeu est rapide et il y a plusieurs joueurs de talent. C’est important d’avoir le rythme d’un match même si tu t’entraînes au gymnase quatre ou cinq fois par semaine.»

 

Donner au suivant avec les Patriotes

En raison du départ de Jean-François Brunelle dans les premières semaines du calendrier, l’entraîneur-chef des Patriotes de l’UQTR, Marc-Étienne Hubert, s’est mis à la recherche d’un adjoint.

C’est à ce moment qu’il a lancé un S.O.S à Frédéric St-Denis.

«C’est une expérience que je voulais vivre, raconte St-Denis. Je souhaitais voir la dynamique quand on se ­retrouve derrière le banc.

«Quand tu es entraîneur, tu as une vue d’ensemble de la situation. Tu constates des choses que tu ne vois pas comme joueur.»

Il admet avoir eu besoin d’une période d’adaptation pour se familiariser avec son nouveau rôle.

«Je me suis rendu compte que le jeu était très rapide et que tu as toujours quelque chose à penser durant un match, avoue St-Denis. Tu dois aussi composer avec l’attitude de certains joueurs et tu dois trouver les bons mots pour t’adresser à eux.

«Je suis vraiment content de vivre cela.»

Vision d’antan

Pour St-Denis, il s’agit d’un retour aux sources puisqu’il a porté les couleurs des ­Patriotes lors de la saison 2007-2008. Par la suite, il est parvenu à gravir les échelons jusqu’à la LNH.

D’ailleurs, il a une sensation de déjà-vu quand il regarde jouer les membres actuels de la formation trifluvienne.

«Je me vois dans un ou deux joueurs au sein de l’équipe. J’étais comme eux, affirme-t-il sans identifier les patineurs. Je me souviens que mon année universitaire m’a aidé pour la suite de mon ­cheminement.»